Le cluster est-il mort ?

Il y a quelques mois, j’avais écrit quelques articles sur les problème du réseau « DX-cluster », des usurpations d’indicatifs, des spots débiles etc…

En y repensant hier devant mon écran, je suis arrivé à la conclusion que le cluster est sur le point de vivre de profonds changements. Plus les choses évoluent, et plus nous verrons disparaître les spots « anciens » au profit des spots « nouveaux ».

Les spots anciens, ce sont ceux du cluster « de grand-papa ». Des spots de l’ancien temps, soigneusement dénichés, rédigés, spottés avec l’amour de l’artisanat et du travail bien fait, bio et équitables même pendant qu’on y est. Un compatriote qui spotte un new-one à une heure bizarre, vous y allez et vous le faites. Merci, ça c’est du spot !

Mais ça, c’est fini. Non seulement ces spots de qualité sont noyés dans la fange, mais de plus, la modernisation de nos stations fait que même les bons spots deviennent inutiles: A peine un new-one arrive-t-il sur mon écran qu’en un clic, mon transceiver s’y trouve, mon antenne s’y tourne et mon log se trouve-t-il pré-rempli. Et c’est pareil partout. Donc dans les 30secondes qui suivent le spot, le monde entier se retrouve dessus à appuyer sur F5 ou F6 pour balancer ses macros. L’enfer.

Alors ? Nous évoluerons vers des spots « modernes », catégorie dans laquelle on trouvera par exemple les spots « maison ». Ceux que nos skimmers génèrent automatiquement lors de leurs décodages et qui viennent alimenter nos logiciels de cluster à un rythme très soutenu. Pas forcément « notre » skimmer d’ailleurs. Il suffirait que le radio-club local investisse quelques centaines d’euros dans un récepteur SDR performant, et monte un récepteur-skimmer qui spotte tout ce qui bouge sur 6 bandes. Les membres du club auront ensuite accès au « cluster privé ».

On pourrait même imaginer que nos logiciels de log postent systématiquement (si l’on est d’accord) des spots à chaque fois qu’on loggue un QSO ?

Inutile ? Je vous vois venir. Savoir qu’un ukrainien appelle CQ sur 20M CW à midi n’a rien de très exotique. Et alors ? A l’époque du cluster ancien, on conseillait aux utilisateurs de ne spotter que ce qui en valait la peine et d’éviter les spots pas assez « DX ». A l’époque, il faut dire que l’on recevait les spots en question par packet et qu’on les visionnait sur un minitel. Aujourd’hui, la capacité n’est plus une limite et les logiciels modernes permettent de filtrer les spots pour ne faire apparaître que ceux qui apportent quelque chose aux diplômes que l’on convoite, que les expés à la mode, que les copains du CDXC, voire même d’être averti sur son GSM lorsqu’un new one est détecté !

Il est à parier que l’on assiste à une multiplication des sources de spots « hors cluster ». A la mode du reverse beacon network. Je ne serais pas étonné, même, que l’on trouve bientôt des réseaux « premium » avec accès payant. Genre « spots décalés de 3 minutes avec accès gratuit, souscrivez vite notre abonnement à 5€/mois pour l’accès avec spots instantanés ».

Le traitement de l’information, si l’on peut dire, se trouverait déplacé d’amont (spotteur) vers l’aval (réceptionnaire des spots). Vous cherchez les IOTA ? Vous cherchez des comtés US ? C’est vous qui voyez, on vous enverra des spots en masse, vous en ferez ce que vous voudrez. On ne demandera pas d’intelligence en amont, au contraire on ne filtrera rien. Plus on aura de spots, plus on permettra à l’utilisateur final d’affiner son traitement en aval.

Catégories
radioamateur

Automobiles d’occasion

A vendre, trois véhicule automobiles de type LRV.

Série limitée, construit à seulement 4 exemplaires. Peu servis, pas utilisés ces 35 dernières années.

Ces véhicules tout-terrain de typé léger (200kg) sont équipés d’antennes mobiles pour différentes bandes THF ainsi que de cameras couleur. D’un confort rudimentaire (sièges pliables en.. alu), ils disposent toutefois de quelques rangements et sont équipés d’un système de navigation unique.

Propulsion électrique, vitesse (14km/h) et autonomie (30km) limitées.

Leur propriétaire est une ex-riche agence américaine qui vient de perdre beaucoup d’argent et qui a annoncé récemment qu’elle ne viendrait pas les chercher.L’acquéreur devra donc assurer l’enlèvement avec un véhicule-plateau de type spécial.. voire spatial.

Moralité:

Le monde de 2010, aussi technologique qu’il est, n’a plus les moyens de nous faire rêver, et même s’ils aimeraient bien les dirigeants américains sont eux aussi désormais confrontés à des contingences matérielles.

Partout où va l’homme, il laisse des poubelles et des bagnoles.

ZX81

Cette photo, croisée aujourd’hui au détour d’un blog, m’a ramené bien longtemps en arrière.

J’ai eu un ZX-81 à l’age de 8 ans (en 1983). Avec l’extention 16K RAM, et un clavier mécanique (qui n’est pas sur cette photo)

En y repensant, je m’interrogeais sur l’attitude qu’on eue mes parents, à l’époque, devant mon intérêt pour la chose informatique.

Certes, c’était sans doute quelque chose de très futuriste et prometteur, et ils ont sans doute voulu m’encourager dans cette découverte..

Certes, les programmes se chargeaient soit sur K7 (quand ça marchait !) soit en se paluchant un listing puis en tapant « RUN » à la fin, et il n’y avait pas internet (!) pour faire de mauvaises rencontres (même le minitel n’existait pas encore)..

Mais c’était quand même un « pari » et ils auraient pu craindre le caprice de gamin.

En y repensant, donc, je trouve que c’est une bonne chose qu’ils m’aient fait ce cadeau. Je n’ai pas fait carrière dans le domaine informatique, mais je suis certain que la programmation (BASIC) a formé mon jeune esprit d’une manière logique.

Je regrette seulement (un peu) de ne pas avoir continué à programmer (pour la petite histoire, mon programme le plus abouti était.. un logiciel de log , sur Amstrad !)

Et me trouvant désormais moi même presque à leur place puisque ma fille aînée approche des 7 ans, je me demande ce qu’elle va bien pouvoir me demander d’aussi saugrenu qu’un ZX-81 à 8 ans !

Un navire s'échoue sur Clipperton

Le 10 février 2010, à 12h36 GMT, le MRCC Papeete et les autorités de l’Etat en Polynésie française ont été informés de l’échouement du navire chimiquier SICHEM OSPREY battant pavillon maltais sur l’île de CLIPPERTON (Pacifique Nord) par l’agent maritime anglais du navire.

Le navire de 170 mètres de long en transit du canal de Panama vers la Corée du Sud (Ulsan) s’est échoué sur l’atoll qui est inhabité. Les raisons de son échouement restent à déterminer après enquête.

Actuellement, il n’y a pas de pollution marine et les 19 membres d’équipages sont sains et saufs. La cargaison du navire comprend du xylène en quantité importante, de la graisse animale et de l’huile végétale. Le capitaine ne signale aucune voie d’eau.

Le Haut-Commissaire de la République en Polynésie française a mis en demeure le propriétaire du navire d’établir un contrat d’assistance et de remorquage sous 48 heures. Ce dernier prend actuellement toutes dispositions pour être en mesure de procéder à l’enlèvement du navire et de sa cargaison.

Le MRCC Papeete et le commandant de zone maritime entretiennent un contact permanent avec l’agent maritime et le navire. Un bâtiment de la marine devrait prochainement appareiller vers la zone de souveraineté française de CLIPPERTON.

MAJ 13/02/2010:

Ce bâtiment de 170 mètres de long est actuellement échoué sur 60 mètres par l’avant.

Au regard, de la cargaison qu’il transporte (xylène, graisse animale et huile végétale), une mission d’évaluation des risques doit être effectuée. C’est la raison pour laquelle, le remorqueur-ravitailleur REVI appareille ce jour à 17h de la base navale de Fare Ute.

Outre l’équipage du REVI, un gendarme et deux experts métropolitains de la lutte antipollution seront présents à bord.

Le REVI est prévu d’être sur zone le 23 février à 8h.

MAJ 27/02/2010:

Le 10 février le navire chimiquier Sichem Osprey s’est échoué sur l’île de Clipperton, placé administrativement sous l’autorité du haut-commissaire en Polynésie Française qui a mis en demeure l’armateur de faire cesser le danger représenté par le navire avant le 15 mars prochain.  Un bâtiment de la marine nationale, arrivé sur place ce jour, a indiqué qu’il n’y a, pour l’instant, aucune fuite de produit ni aucune pollution.

Selon le communiqué émanant du haut-commissariat de la République en Polynésie française, « le Sichem Osprey, navire de 170 mètres de long, battant pavillon maltais, transporte 10 500 tonnes de Xylène, produit toxique et inflammable, 6 000 tonnes de suif et 6 000 tonnes d’huile de soja. Le navire échoué sur une longueur de 97 mètres est de construction récente, avec double coque, et il n’y a à ce jour aucune fuite de produit ni aucune pollution (…). Après plusieurs tentatives, de déséchouement par la société d’assistance mandatée par l’armateur celui-ci a reculé de 15 mètres, toutes les tentatives de remorquage ultérieures pour remettre le navire à flot ont été infructueuses ».

La frégate Courbet de la marine nationale est arrivée sur zone ce matin, avec une équipe d’évaluation des opérations, dont un expert antipollution. Cette équipe a été hélitreuillée à bord du Sichem Osprey et « confirme que les opérations en cours se déroulent conformément au plan initial de remise à flot. »

Selon le communiqué, « l’équipe d’experts français a confirmé que la situation était stable (…). Des navires de pompage et de transfert de la cargaison sont attendus en début de semaine prochaine pour alléger le navire en vue de procéder à de nouvelles tentatives de remorquage à la faveur des marées de fin de mois. »

Le haut-commissariat indique qu’une « enquête préliminaire a été ouverte pour infraction au code disciplinaire et pénal de la marine marchande et pour mise en danger de la vie d’autrui. A ce titre, un officier de police judiciaire de la gendarmerie maritime, embarqué sur le Courbet, a débuté les auditions du capitaine et de l’équipage ». « A ce stade de l’enquête », précise le communiqué, « il n’est pas possible de se prononcer sur les raisons de l’échouement ».

MAJ 07/03/2010:

Le chimiquier Sichem Osprey qui s’était échoué sur l’ile de Clipperton le 10 févriera été déséchoué samedi. Depuis le 13 février, plusieurs tentatives de déséchouement avaient été tentées par les moyens acheminés sur zone (remorqueurs, barges) par la société d’assistance mandatée par l’armateur du navire, sans succès jusque-là. Hier, le navire allégé de prés de 40 % du poids de sa cargaison a pu, assisté par deux remorqueurs, être remis à flots et sans qu’aucune trace de pollution ne soit à déplorer.

Décoration intérieure

Content !

Epilogue de cet article, avec presque 7 mois de délai pour l’ARRL !