Kenwood, suite à la parution d’une brochure illustrée par cette superbe photo du cowboy à qui on a greffé une main trop grosse, a été épinglé sur le blog « Photoshop Distasters« . Bravo !
Auteur/autrice : F1JKJ
Un peu de légèreté au milieu de ces débats administrativo-refunionesques…
J’espère que vous appréciez les « QSL reçues ». En regardant la colonne à droite, je ne vous cache pas que je suis assez fier de moi, car elle contient acctuellement un bon petit tas de contrées pas si évidentes à contacter !
Je rappelle à ceux qui suivent le blog via le flux RSS qu’il existe un flux RSS spécifique aux QSL, il est là.
Je tâcherai de poster un de ces jours mes statistiques de trafic 2009. J’espère qu’elles ne sont rien façe à 2010 qui s’annonce, avec un réveil de l’activité solaire !
J’ai suivi distraitement l’ARRL 10M le week-end dernier. Nous étions en réunion de bureau CDXC (par Skype en ce qui me concerne) le samedi matin. Je n’ai contacté qu’une quinzaine de stations, dont VK8AA qui m’a fait bien plaisir (faut pas bouder les VK sur 10m hein !)
Bon trafic !
Mon précédent article sur l’extension du 40m, publié sur la liste de discussion du REFU et sur Onlineradio, m’a valu quelques commentaires intéressants, revenant souvent sur le même thème: Nos relations avec l’administration.
Dans cet article, j’avais écrit tout le mal que je pensais de la façon dont notre administration gère règlementairement le radioamateurisme français. Sur ce point, je n’ai pas été contredit. Il serait assez surprenant que quelqu’un ose prétendre que l’administration s’occupe de nous de façon positive, nous permettant par exemple d’expérimenter de nouveaux modes de transmissions, ou de nouvelles bandes de fréquence. Non, personne n’ose prétendre cela !
L’administration nous veut du mal, c’est donc entendu. Et à ce titre, remercions l’ANFR d’avoir apporté sa confirmation par l’intermédiaire du courrier menaçant envoyé aux associations.
Face à cet état de fait, il n’y a pas 36 possibilités. Il n’est pas possible de maintenir nos interlocuteurs officiels dans du coton, de vouloir maintenir de « bonnes relations » (ah bon, vous les trouvez bonnes ?) et ne pas « les fâcher » (choses que l’on m’a reproché avec la saisine de la CADA) alors qu’eux utilisent tout ce qui est en leur pouvoir pour nous nuire.
– Soit l’administration change de voie et s’engage dans une attitude positive et constructive, en partenariat avec les associations de radioamateurs;
– Soit elle continue de nous attaquer, et nous devons répondre.
La première solution est incontestablement préférable. Elle suppose une évolution des mentalités (ou peut être un changement des personnes ?) chez nos interlocuteurs. De ce point de vue, le temps fait son œuvre… Mais elle suppose aussi un effort de notre part, afin que l’administration puisse compter sur des associations de radioamateurs présentes, compétentes, pro-actives. Qu’elle n’ait pas seulement à faire à une bande de rigolos qui passent leur temps à se taper dessus et se contente d’envoyer un mail par mois sur le thème « et ça en est où l’extension du 40m ? » pour pouvoir « faire bien » en le publiant dans leur revue.
La seconde est moins agréable, mais c’est peut être en s’engageant dans cette voie que l’on pourra obtenir de l’administration qu’elle revienne à de meilleurs sentiments. Nos associations ont le devoir de DÉFENDRE le radioamateurisme. Il faut donc que, confrontées à des ATTAQUES, elle présentent une DÉFENSE. Dans l’affaire de la déclaration de PAR, ne se contentent pas de faire le facteur en relayant docilement ce que l’administration leur demande, mais réponde sur un ton ferme, forme les recours qui s’imposent, fasse du lobbying politique etc etc…
Que le REFU arrête de se croire dans le monde merveilleux des Bisounours et agisse enfin !
Edwin Howard Armstrong est un des inventeurs géniaux oubliés de l’Amérique. Il entra sur la scène des grands inventeurs américains juste après des géants comme Thomas Edison et Alexandre Graham Bell. Mais son travail dans le domaine de la technique radiophonique fut peut-être, de celle de tous les inventeurs individuels, la plus importante des cinquante premières années de la radio. Il avait reçu une meilleure instruction que Michael Faraday, qui avait découvert en 1831 l’induction électrique alors qu’il était apprenti-relieur. Mais il avait la même intuition au sujet de la manière dont les ondes radio fonctionnaient et, en trois occasions au moins, Armstrong inventa des technologies extrêmement importantes qui firent avancer notre compréhension de la radio.
Au lendemain de Noël 1933, quatre brevets furent accordés à Armstrong pour son invention la plus importante : la radio FM. Jusque là, les radios grand public émettaient en modulation d’amplitude (AM). Les théoriciens de l’époque avaient déclaré que la radio en modulation de fréquence (FM) ne pourrait jamais fonctionner. Ils avaient raison pour la radio FM dans une bande étroite de fréquences. Mais Armstrong découvrit que la radio à modulation de fréquence dans une large bande de spectre délivrait un son d’une fidélité étonnante, avec beaucoup moins de parasites, et nécessitait bien moins de puissance d’émission.
Il fit une démonstration de cette technologie le 5 novembre 1935, au cours d’une réunion de l’Institut des Ingénieurs Radio, à l’Empire State Building de New York. Il tourna le bouton de réglage de la radio, captant au passage une multitude d’émission AM, jusqu’à ce qu’il trouve l’émission qu’il avait préparée, l’émetteur étant situé à vingt-sept kilomètres de là. La radio se fit tout à fait silencieuse, comme si le poste était mort, et alors, avec une clarté que personne dans la pièce n’avait jamais entendue venant d’un appareil électrique, elle reproduisit la voix d’un animateur : « Ici la radio amateur W2AG à Yonkers, New York, émettant en modulation de fréquence à deux mètres cinquante. »
L’auditoire entendit alors ce que personne n’avait cru possible :
- On versa un verre d’eau à Yonkers, devant le microphone : le bruit ressemblait à celui de l’eau qui coule… On froissa et déchira une feuille de papier : le bruit fut celui du papier, et non le grésillement d’un feu de forêt… On passa un disque des marches de Sousa, et on joua un solo de piano et un air de guitare… La musique se répandit avec une clarté rarement, voire jamais entendue venant d’une « boîte à musique » radiophonique.
Comme nous le suggère notre bon sens, Armstrong avait découvert une technologie de radio très supérieure. Mais à l’époque de son invention, Armstrong travaillait pour la RCA. La RCA était alors l’acteur dominant du marché alors dominant de la radios AM. Vers 1935, il existait un millier de stations de radio à travers les Etats-Unis, mais les stations des grandes villes appartenaient toutes à une poignée de réseaux.
Le directeur de la RCA, David Sarnoff, un ami d’Armstrong, voulait qu’Armstrong trouve un moyen de supprimer les parasites de la radio AM. Il fut donc fort enthousiasmé quand celui-ci lui annonça qu’il avait un système pour supprimer les parasites de la « radio ». Mais quand Armstrong lui montra son invention, Sarnoff ne fut pas content.
- « Je pensais qu’Armstrong allait inventer une sorte de filtre pour enlever les parasites de notre radio AM. Je ne pensais pas qu’il allait lancer une révolution : démarrer une fichue nouvelle industrie qui entrerait en compétition avec la RCA. »
L’invention d’Armstrong menaçait l’empire de la RCA, et la firme entreprit d’étouffer la radio FM. La FM était peut-être une technologie supérieure, mais Sarnoff était un tacticien supérieur. Comme le décrit un auteur,
- Les atouts de la FM, essentiellement d’ordre technique, ne faisaient pas le poids face aux efforts des marchands, bureaux de brevets et cabinets d’avocats, pour éloigner cette menace contre l’industrie dominante. Car la FM, si on la laissait se développer librement, impliquait (…) un bouleversement des rapports de force au sein de la radio (…) et à long terme l’abandon du système soigneusement contrôlé de radio AM, grâce auquel la RCA avait bâti son empire.
Au début, la RCA confina la technologie au sein de l’entreprise, en insistant sur le fait qu’il était nécessaire de faire des expériences supplémentaires. Quand, après deux ans de tests, Armstrong s’impatienta, la RCA commença à utiliser son pouvoir auprès du gouvernement pour bloquer le déploiement de la radio FM dans son ensemble. En 1936, la RCA engagea l’ancien directeur de la FCC, avec pour mission de faire en sorte que la FCC attribuerait les fréquences de manière à castrer la FM, essentiellement en déplaçant la radio FM vers une bande différente du spectre. Au début, ces efforts échouèrent. Mais quand l’attention d’Armstrong et celle de la nation furent détournées par la seconde guerre mondiale, le travail de la RCA commmença à porter des fruits. Peu après la fin de la guerre, la FCC annonça un ensemble de mesures clairement destinées à paralyser la radio FM. Comme Lawrence Lessing le décrivit :
- La série de coups qu’a reçus la radio FM juste après la guerre, sous forme de réglements dictés, à travers la FCC, par les intérêts des grandes maisons de radio, étaient d’une force et d’un caractère retors incroyables.
Afin de faire libérer des fréquences pour le dernier pari de la RCA, la télévision, les utilisateurs de la radio FM allaient être déplacés vers une bande de fréquences totalement nouvelle. Il fallut aussi diminuer la puissance des émetteurs radio FM, ce qui signifiait qu’on ne pouvait plus utiliser la FM pour radiodiffuser d’un bout à l’autre du pays. (Ce changement fut très fortement soutenu par AT&T, parce que la perte d’émetteurs relais FM impliquait que les stations de radio auraient à acheter des liaisons filaires à AT&T.) La progression de la radio FM fut ainsi étouffée, du moins provisoirement.
Armstrong résista aux efforts de la RCA. En réponse, la RCA résista aux brevets d’Armstrong. Après avoir incorporé la technologie FM dans les standards émergents de la télévision, la RCA déclara les brevets invalides, sans raison, et presque quinze ans après leur dépôt. L’entreprise refusa donc de lui payer des royalties. Pendant six ans, Armstrong livra une coûteuse guerre légale pour défendre ses brevets. Finalement, juste au moment où les brevets expiraient, la RCA proposa de transiger pour une somme si faible qu’elle ne couvrait même pas les frais d’avocats d’Armstrong. Défait, brisé, et désormais ruiné, Armstrong écrivit en 1954 un court billet à sa femme, et se donna la mort en se jetant par la fenêtre du treizième étage.
Tiré de « Free Culture », un livre de Lawrence Lessig disponible gratuitement en français sous licence Creative Commons.
Une biographie de Edwin Howard Armstrong a également été écrite par Lawrence Lessing (!) sous le titre « Man of High Fidelity » en 1956. Elle est disponible gratuitement en ligne.
Voir également ce site internet radioamateur qui perpétue son souvenir.
J’avais initialement envoyé ce qui suit sous forme d’email sur la liste des Présidents Départementaux du REFU, mais cette liste dispose visiblement d’une communication directe avec Onlineradio, et mon message s’y est retrouvé instantanément. Je vais donc le publier ici également, avec l’avantage de pouvoir y répondre aux éventuels commentaires, chose que je ne fais pas sur Online. Ce message long et pénible est le résultat de mes recherches au sujet de l’extension du 40m…
J’ai essayé d’être aussi précis que possible, et donc de citer toutes les sources afin de permettre à ceux ou celles qui le souhaiteraient d’aller voir à la source.
Comment doit se faire l’extension du 40m ?
Ce qu’il faut bien comprendre, c’est d’abord que nous avons en France un système administratif à la noix (spécialité bien française que l’on peut également retrouver dans les statuts actuels du REFU) qui attribue les fréquences NON PAS à leurs utilisateurs, MAIS à leurs administrations de tutelle. Lesquelles les attribuent à leur tour à leurs « administrés ».
Le tout sous le contrôle de l’ANFR, agence dont le rôle est de « planifier l’usage du spectre » entre les différentes administrations de tutelle.
Donc si vous aviez R.F.I qui émettait (via T.D.F) sur 7130kHz ce n’est pas parce que cette fréquence (ou cette bande) était attribuée à T.D.F. La bande 7100-7200 était attribuée au C.S.A, qui administre en France les opérateurs de l’audiovisuel. Le CSA attribue ensuite le 7130kHz selon des procédures qui lui sont propres, de la même façon qu’il attribuerait le 105,5MHz pour France-Info.
L’extension du 40m consiste donc en plusieurs étapes:
- Dé-attribution du segment 7100-7200 du CSA
- Attribution du segment à l’ARCEP
- Attribution par l’ARCEP aux radioamateurs
Lu comme cela c’est assez simple, mais chaque étape est constituée de plusieurs « sous-étapes », ce qui complique et ralentit singulièrement le processus. Il en est de même de l’intervention de l’ANFR.
A l’inverse, la majorité des autres pays du monde font simple: L’état attribue directement le segment aux radioamateurs, qu’il « gère » directement.
Les étapes, en détail
– A l’été 2003 (!) lors de la Conférence Mondiale des Radiocommunications (CMR-03), il est décidé de modifier le Règlement des Radiocommunications (RR) de l’UIT en fixant au 29 Mars 2009 la date à laquelle le segment 7100-7200 devrait être abandonné par la radiodiffusion au profit des radioamateurs. Le RR de l’UIT est un document contraignant pour la France: L’UIT est un organisme de l’ONU chargé de réglementer et d’harmoniser l’usage des fréquences au plan mondial, et la France se doit donc d’appliquer les pactes internationaux qu’elle a conclu. Le RR constitue le cadre réglementaire mondial d’utilisation du spectre applicable aux 191 Etats Membres de l’UIT.
Malheureusement, l’UIT fait commerce du RR, et il faut débourser 308CHF pour se le procurer. C’est un comportement scandaleux dont elle n’a pas le monopole, j’y reviendrai. Heureusement, le RC 4U1ITU a mis en ligne gratuitement quelques extraits nous concernant.
– Personne ne se préoccupe de la situation entre 2003 et 2009. Il est évident qu’il faudra agir, mais l’administration, avec son grand sens de l’anticipation, ne fait rien. Elle renvoie même l’URC dans ses cordes corsque celle-ci émet l’idée d’une affectation anticipée.
– A l’étranger, certains pays dotés d’administrations intelligentes obtiennent l’attribution du segment aux radioamateurs à titre secondaire avant la date fatidique, dès 2004 (nous avons donc CINQ ANS DE RETARD sur eux ! BRAVO LA FRANCE !). Il s’agit par exemple du Royaume-Uni, de l’Irlande, la Croatie, la Norvège ou San-Marin.
– Chez nous, tout le monde se cramponne à ses petits privilèges. Ce n’est pas pour rien que l’on appelle les fréquences (et aussi les numéros de téléphone) des « ressources rares » ! Ainsi du CSA ou de RFI, qui continuera à émettre sur 7130kHz pendant plusieurs années (je n’ai pas la date d’arrêt effectif ?)
– L’affaire somnole donc jusqu’en Mars 2009, et le 11 Mars 2009, la Commission de Planification des Fréquences (ANFR) inscrit (enfin) le sujet à l’ordre du jour. Le principe du transfert du segment du CSA vers l’ARCEP est décidé
– La décision est validée lors du Conseil d’Administration de l’ANFR du 26 Mars 2009.
– Le CSA et l’ARCEP dépendent de Ministères différents. Le transfert doit donc s’effectuer par l’intervention d’une autorité supérieure, c’est à dire le Premier Ministre.
– Le 10 Avril 2009, un courrier du Premier Ministre interroge donc les deux autorités en cause (ARCEP et CSA) sur le projet de modification du TNRBF. Le projet comporte le point qui nous concerne (7100-7200) ainsi que d’autres modifications. Le TNRBF (Tableau National de Répartition des Bandes de Fréquence) est un document de référence qui précise pour chaque bande de fréquences radioélectriques le ou les services de radiocommunication autorisés en France et le ou les affectataires français correspondants. Il est maintenu par l’ANFR. Il n’est pas disponible gratuitement en ligne, l’ANFR en fait commerce en le vendant 60€.
– Le 30 Avril 2009, l’ARCEP rend l’avis qui lui a été demandé par le Premier Ministre. En ce qui nous concerne, la rédaction de cet avis est particulièrement trompeuse, puisque l’ARCEP écrit « En application des dispositions du numéro RR. 5.141 du règlement des radiocommunications, l’attribution la bande 7 100-7 200 kHz au service de radiodiffusion en régions 1 et 3 est supprimée. Cette bande est attribuée au service amateur à titre primaire au profit de l’Autorité en région 1. »
Plus tard, certains esprits s’emballeront à la lecture de cette phrase, à tort: Quand elle écrit « cette bande est attribuée », l’ARCEP ne veut pas dire « nous l’attribuons » (elle n’a pas la possibilité de le faire à ce stade, si vous avez bien suivi !), l’ARCEP ne fait que constater que cette bande est attribuée aux radioamateurs, sur le plan international, par le RR ! En conséquence, l’ARCEP rend un avis favorable.
– Le 19 Mai 2009, le CSA rend un avis favorable et sibyllin
– Le 25 Juin 2009, le Premier Ministre décide . Mais à vrai dire, on ne sait rien de ce qu’il décide. Il arrête juste une modification du TNRBF. Mais comme je l’ai écrit ci-dessus, le TNRBF, il faut payer pour voir.
– A ce stade, le REF commet une BIG boulette alors que l’URC informe les radioamateurs de façon précise.
Nous en sommes aujourd’hui à ce stade. Le segment est donc transféré à l’ARCEP, qui doit désormais nous l’attribuer.
Si l’on consulte le site de l’ARCEP on peut constater que c’est en bonne voie, mais la décision de l’ARCEP « désignant des bandes de fréquences pour les installations de radioamateurs » n’est pas encore prise.
C’est une décision soumise à homologation du Minitère de tutelle de l’ARCEP (Economie, Industrie, Emploi). Il faudra donc qu’elle soit homologuée par un arrêté de ce Ministre. Le tout sera alors publié au Journal Officiel, et nous pourrons alors légalement utiliser ce segment.
Pour un exemple de ces deux étapes lors d’une modfication de nos bandes, voir une précédente décision similaire de l’ARCEP et son homologation. A vrai dire, je me demande si la décision fait l’objet d’une quelconque publication avant son homologation. Nous avons donc peut-être franchi l’étape « ARCEP » sans le savoir.
Addendum à propos du TNRBF
Je vous invite à retourner lire la décision du Premier Ministre du 25 Juin 2009.
Le Premier Ministre nous dit en substance « j’ai décidé quelque chose, mais je ne vous dis pas quoi, c’est dans le TNRBF ». Et l’ANFR nous dit « Vous voulez voir le TNRBF ? Mais oui bien sur, c’est 60€ ».
Et après on nous dit que « nul n’est censé ignorer la loi » ? Je trouve cela proprement scandaleux.
Suite à la publication de l’arrêté du Premier Ministre, j’ai donc candidement demandé à l’ANFR à recevoir gratuitement le TNRBF. Bien entendu, j’ai eu la réponse à laquelle je m’attendais: Envoyez 60€.
Devant une situation aussi nulle, j’ai donc réitéré ma demande de TNRBF gratuit en LRAR. Je n’ai pas reçu de réponse.
J’ai donc saisi la Commission d’Accès aux Documents Administratifs du refus qui m’était opposé par l’ANFR.
J’ai reçu hier la décision de la CADA. La voici. La Commission conclut dans un sens qui m’est favorable, elle considère que l’ANFR doit fournir (et pas qu’à moi, d’ailleurs) le TNRBF gratuitement.
Voila donc un point de marqué.
A la lecture de cela, je devine déjà certaines remarques « si on passe notre temps à ennuyer l’administration, pas étonnant après qu’elle soit peu réceptive à nos demandes ». Je pense que ce stade-là est dépassé.
La mauvaise volonté administrative est évidente pour tout ce qui concerne l’évolution de notre environnement règlementaire (parmi les 191 états-membres de l’ITU, je serai curieux de faire le compte de ceux qui ont déjà attribué le segment 7100-7200 à leurs radioamateurs en application de la CMR-03, et ceux qui ne l’ont toujours pas fait !). Notre règlementation est extrêmement rétrograde, qu’il s’agisse des fréquences, des classes d’émissions, des possibilités d’interconnexion etc..
Si l’administration française était seule, il y a bien longtemps qu’elle aurait tiré un trait sur le radioamateurisme. Il ne survit chez nous que grâce aux conventions internationales, et les rares avancées que nous obtenons viennent toutes de l’étranger.



