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L'ARCEP corrige le tir

Pour ceux qui en douteraient: Bien entendu, la décision de l’ARCEP publiée ce matin au Journal Officiel, qui est la conséquence directe de ma saisine de la CNIL, m’amuse beaucoup !

Je note par ailleurs que cette décision a été homologuée aujourd’hui même  par le ministère de tutelle de l’ARCEP. Comme quoi, quand ils veulent, ils vont vite, ce n’est pas comme pour l’extension du 40m.

Taquineries et défoulages juridiques mis à part, ne perdons pas de vue qu’il y a des OM qui étaient en liste orange, qui, suite à une erreur de l’administration ont vu leurs coordonnées divulguées. La protection de leur vie privée est donc désormais rétablie.

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Statistiques d'activité

Le site CLUBLOG ne sert pas qu’à jouer au kakou dans les logs d’expés pour savoir qui a la plus grosse. A vrai dire, la fonction de log en ligne offerte aux expés est même secondaire par rapport à l’utilité de réelle de ClubLog.

Tout d’abord, ClubLog dispose d’un très bon outil pour déterminer « quelle entité est-ce » à partir d’un indicatif. Cet outil mérite à lui seul que vous uploadiez votre log, vous recevrez un rapport des erreurs qui vous permettra de corriger votre log.

Mais le rôle réel de ClubLog est surtout de collecter des logs, afin de pouvoir en tirer des conclusions. Par exemple des constats (pas des prévisions !) de propogation, des classements de « most wanted », des rapports d’activité par bande/mode etc etc..

Tenez, par exemple: Il semblerait que personne en Corse n’ait fait de RTTY sur 160m depuis fin 2003.

Mais bon, ce n’est pas de cela que je voulais vous parler. En passant sur ClubLog aujourd’hui, j’y ai trouvé deux graphiques intéressants.

Ce graphique (38 millions de QSO) montre l’utilisation des bandes au fil des années. On y voit une nette influence des cycles solaires, une augmentation de l’utilisation des bandes 20 et 40m, une utilisation réduite des « bandes WARC »…

Là il s’agit des modes. Logique: Arrivée du PSK, croissance du RTTY. Surprise: Maintien du morse, déclin de la phonie !

NB: Lien vers les graphiques détaillés.

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QRSS (suite)

Suite de l’article précédent..

J’avais tellement mauvaise conscience avec ma balise dans une boîte plexo que j’ai rectifié le tir. Elle est désormais installée dans un boîtier en fonte d’aluminium (?) que j’avais commandé en début de semaine chez Electronique Diffusion (rah, il faut que je fasse un article à ce sujet).

Du coup je n’ai plus honte et je peux vous montrer à quoi ça ressemble !

Compte tenu de la simplicité de la chose, je pense laisser la balise en émission assez régulièrement, mais je vais quand même éviter de trop squatter ma fréquence (je mettrai un programmateur sur le secteur !)

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QRSS

Dans cet article de Juin 2010, j’avais fait part de mes expériences QRPP, en mode WSPR. J’avais fait quelques expériences avec une très petite puissance (1 milliwatt) et obtenu des résultats intéressants. F5MUX s’était pris au jeu lui aussi et avait réussi à traverser l’atlantique avec 1mW !

Malheureusement, je n’ai pas poursuivi les essais, et d’ailleurs il faudrait d’abord que j’étalonne un peu mieux mon matériel (transceiver et wattmètre) dans ces basses puissances avant de continuer.

Dans le même domaine, je me suis laissé tenter par la construction d’une petite balise QRSS. Kesako QRSS ? C’est du morse très lent  ! Vous émettez à très basse vitesse (6 secondes pour un point) et à l’autre bout l’écouteur utilise un logiciel pour visualiser ce qui a été reçu d’un coup d’oeil, ce qui permet de s’affranchir des phénomènes de QSB et de déceler des simples « traces » qui n’auraient pas été audibles. Vous n’avez même pas besoin de trouver un correspondant, il existe plusieurs stations automatiques d’écoute qui affichent sur internet ce qu’elles reçoivent. Vous pouvez-donc visualiser vous-même le résultat sur ces « grabbers« .

Bref, venons-en à la balise.

Il s’agit d’un kit que j’ai acheté en ligne chez des OMs anglais pour pas très cher (14€ port compris) et qui est arrivé une semaine plus tard. Le kit est simple comme vous pouvez le voir ci-dessus, il contient le strict nécessaire: Un circuit imprimé, les composants, et une notice.

La notice tient sur une feuille A4 recto-verso, et est plutôt concise, peut-être trop par moment. La conception du circuit imprimé est très basique (pas de plan de masse, pads minuscules, sérigraphie approximative). Ceci dit, le montage du kit n’est pas difficile, le plus long étant de bobiner les tores !

Une fois monté, il fait faire les finitions. Le kit ne comprend pas d’alim, de connecteurs ni de boîtier. Pour l’alim, j’ai utilisé un chargeur GSM (5V), pour le connecteur un gros socle N (pas de socle BNC en stock) et pour le boîtier.. une boîte plexo (ce qui est top pour le blindage, j’en conviens, mais je ne mange pas de pastilles à la menthe, alors…)

Le réglage de la fréquence doit être très fin compte tenu de la bande passante étroite des récepteurs (qui visualisent quelque chose comme 150Hz). L’excursion se règle en agissant sur une capa « maison » faite en enroulant deux fils émaillés plus ou moins serrés.

Bref, après quelques essais, je règle la puissance (80mW), et.. je file au dodo car il était très tard !

Le lendemain matin, je file vérifier sur un grabber (ON5EX) et, joie, je constate que ma balise a été entendue ! Je ne peux malheureusement pas vérifier sur des grabbers plus lointains car ma balise émettait trop bas (sur 7000,75 kHz) pour eux. Je refais quelques réglages (7000,89 kHz) et, roll my chicken, que vois-je le lendemain ?

Non seulement ça marche bien chez ON5EX…

… mais je suis aussi entendu chez VE1VDM !

Moralité(s):

  • Monter un kit, c’est toujours rigolo.
  • Une balise autonome c’est très pratique. Pas besoin de laisser tourner le PC !
  • Le QRSS c’est pas mal, même si le WSPR est un peu plus pointu à mon sens.
  • Ca fait toujours plaisir de voir que les quelques milliwatts produits par un pauvre petit kit  fait de trois transistors, des selfs et des capas sont capables de traverser l’atlantique !
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Une décision ARCEP reconnue illégale

Ceux qui fréquentent régulièrement ce blog savent tout le mal que je pense de la façon dont le REFU conduit ses relations avec l’administration. J’ai résumé mon point de vue dans cet article, en décembre 2009.

Mais non, le quarteron d’imposteurs actuellement à la tête du REFU continue de se croire dans le monde merveilleux des Bisounours, et à agir avec l’administration comme s’il était possible que celle-ci, sous l’égide de Monsieur D, fasse quelque chose de positif pour le radioamateurisme.

Bref: Si vous voulez une évolution réglementaire positive pour le radioamateurisme français, vous avez trois possibilités:

1 – Attendez que le REFU s’en charge. Ca y est ? Et bien continuez à attendre.

2 – Attendez que ça nous vienne de l’étranger (exemple de l’extension du 40m). Quand elle ne pourra vraiment plus faire autrement, l’administration condescendra à vous l’accorder.

3 – Débrouillez-vous. Exemple du DR@F qui agit actuellement avec intelligence et tactique pour la libération de classes d’émissions F7W et autres et qui progresse petit à petit !

En ce qui me concerne, je pense que compte tenu des mauvaises relations que nous avons avec notre administration de tutelle, les rendre exécrables apporte davantage de joie que d’inconvénients. Donc, allons-y gaiement !

Il y a quelques mois, j’ai ainsi décidé de m’attaquer à une mesure passée inaperçue, et qui émane de la décision ARCEP numéro 2010-0537 du 4 mai 2010, dont voici un extrait:

« L’Autorité précise par la présente décision, que les noms, prénoms, indicatifs et adresses des radioamateurs autorisés responsables de radio-clubs ou de stations répétitrices doivent figurer dans cet annuaire officiel. En effet, les installations radioélectriques des services d’amateur de radio-clubs et les stations répétitrices étant mises à la disposition des radioamateurs, les noms, prénoms, indicatifs et adresses des radioamateurs autorisés responsables de ces installations doivent être publics. »

Relisons ensemble ce passage et essayons d’en comprendre la logique…

Cette évolution vise à interdire à un radioamateur de demeurer ou de demander à être placé en « liste orange » s’il est responsable d’un radio-club ou d’une installation répétitrice. Les coordonnées personnelles de ces personnes seront donc impérativement publiques, ce qui est une ânerie totale.

En effet:

  • Les clubs ou installations sont effectivement « à la disposition des radioamateurs » comme le précise la décision visée, mais ces clubs ou installations disposent eux-mêmes d’indicatifs propres. Les coordonnées de ces clubs ou installations sont donc publiques puisqu’elles figurent dans l’annuaire sous leur indicatif propre. Il n’y a donc, sur ce point, aucune nécessité de fournir au public les coordonnées privées des responsables desdits clubs ou installations.
  • L’administration (ARCEP, ANFR) dispose, elle, du fichier complet des radioamateurs, et est donc en mesure de contacter directement les responsables des clubs ou installations dont elle connaît les coordonnées privées, en cas de dysfonctionnement ou de motifs particuliers, si nécessaire. Cela, même si lesdits responsables sont placés en « liste orange ».

Devant une telle ineptie, j’ai saisi la CNIL de cette décision ARCEP, estimant qu’il s’agissait d’une violation du « droit d’opposition » prévu par la Loi « informatique et libertés ».

J’ai reçu aujourd’hui la réponse que voici:

CQFD !

1 – La décision ARCEP va être modifiée « afin qu’elle soit rendue conforme au cadre légal applicable ». Donc cette décision est reconnue illégale.

2 – Qu’a fait le REFU dans cette affaire face à une décision dont l’illégalité sautait aux yeux ? A-t-il protégé les radioamateurs, ou l’administration ? Le REFU s’est borné à faire passer le message aux radioamateurs français, car le REFU est un outil de pression PAR l’administration SUR les radioamateurs, alors qu’il devrait être l’inverse. IL SERAIT TEMPS QUE CA CHANGE !