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Mon shack !

shackvide.JPG

Le voici ! Bon, ok, ça semble tout petit, mais c’est à cause de la photo panoramique. En fait, il y a plus de 10m².

Pour la déco, comme vous voyez, c’est brut: Parpaings au mur, dalle béton au sol.

La pièce que vous voyez constitue une moitié du garage de la maison. Cette moitié n’est pas séparée de l’autre, ce qui fait que le shack est en fait dans la même pièce que l’établi, les outils de jardinage, le lave-linge…

En hiver, ça caille (pas de chauffage) et en été il fait chaud. En plus, ça récolte pas mal de poussière.

Nous avons décidé (je dis nous, parce qu’YL est d’accord !) d’améliorer un peu les choses:

  • Séparer le garage en deux
  • Isoler, sur le plan thermique mais surtout phonique, la pièce « radio »
  • Peindre les murs
  • Y créer un plancher
  • Y installer convenablement la radio, mais aussi un canapé de façon à ce que l’on puisse aussi s’y installer pour regarder un film à l’ordinateur de temps en temps (ou roupiller pendant un contest).

Les travaux commencent aujourd’hui ! Au préalable, il a évidemment fallu tout vider. Vider un demi-garage, vous imaginez les choses…

A suivre !

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Adieu Megahertz

mega.gifVous le savez sans doute déjà, la revue Megahertz est désormais du passé. Il n’y aura pas de numéro de Septembre, ni d’autres. Éventuellement, faites un saut chez le marchand de journaux, vous pourrez peut être encore acheter « le dernier ».

Difficile de mettre au clair les sentiments que m’inspire cette disparition. J’ai connu le radioamateurisme grâce à Megahertz, que je lis depuis 20 ans. A l’époque, F6EEM et sa grande g.. plume donnaient un ton assez caustique. La revue dérangeait, et Radio-REF a dû s’adapter.

Depuis une quinzaine d’années, c’est surtout F6GKQ qui présidait aux destinées de la revue. Soracom est devenu SRC et la revue a pris un tour plus professionnel. J’ai été abonné, j’y ai même tenu la rubrique packet-radio, un moment. Ironie du sort, j’avais envoyé à F6GKQ un article sur l’expédition TK7C, pour publication dans le numéro de.. septembre..

Dans le « dernier édito » sont évoquées les diverses causes de la mort du journal. Il y a surtout des facteurs conjoncturels: Prix du papier, prix de l’affranchissement. Certes, ce sont des coûts qui doivent grignoter les marges, mais je m’interroge surtout sur un facteur structurel: Quel était encore l’intérêt de Megahertz ?

La disparition de Megahertz, c’est un peu comme vendre une maison de famille où vous n’allez plus jamais. Vous y avez beaucoup de souvenirs, passé beaucoup de bons moments, mais vous n’y allez plus, et malgré tout la raison commande de s’en séparer. C’est inéluctable.

Je répète: Je ne reproche rien sur le plan éditorial à feu la revue, ni à ses auteurs. Mais, à titre personnel, je dois bien avouer que je n’achetais guère la revue, à laquelle je n’étais plus abonné (remplacé par QST), sauf pour accompagner un voyage. Et surtout, que je n’y apprenais pas grand chose. Toutes les actus, toutes les nouveautés matérielles, toutes les infos DX, toutes les annonces, tous les comptes-rendus.. tout est déjà sur internet. La question de fond, c’est de savoir si imprimer du papier tous les mois et l’envoyer par la poste à des lecteurs est un « business model » encore viable aujourd’hui.

Et maintenant ?

J’imagine qu’il faut souhaiter à Denis F6GKQ de retrouver du travail. Je lui suggère, si ces mots lui parviennent, d’ouvrir un blog, s’il n’est pas trop dégouté, pour continuer à nous faire partager ce qu’il souhaite, en toute liberté. Et surtout, je lui dit BRAVO et MERCI pour cette belle revue.

A première vue, le REF fait une bonne affaire. QST ne remplacera jamais une revue francophone. Il y a fort à parier que les inscriptions au REF remonteront un peu, ne serait-ce que de la part de ceux qui avaient fui lorsque la revue est redevenue obligatoire. Les recettes publicitaires de Radio-REF devraient remonter aussi (les annonceurs français qui boudaient quasi-unanimement la revue en seront pour leur frais). Et on peut espérer que le contenu rédactionnel s’étoffe lui aussi. Pour autant, il ne faudrait pas que Radio-REF ne voie qu’à court terme, la question de fond (imprimer du papier tous les mois et l’envoyer par la poste à des lecteurs) lui est aussi posée, et il serait bon que cela serve de leçon.

Accessoirement, Radio-REF étant désormais sans concurrence, cela devrait donner davantage de liberté, aussi bien sur le fond (rédactionnel) que sur la forme (format plus économique, tarifs publicitaires etc).

Enfin, la société SRC (402 617 443 R.C.S. MARSEILLE) va être mise en liquidation, dixit le site de la revue. Il faudrait suivre cela, mais éventuellement, il pourrait être intéressant qu’un éditeur fasse une offre de reprise. La société détient un stock (de livres, d’anciens exemplaires de la revue) et surtout la propriété intellectuelle et les archives de tout le passé de la revue. Reprendre cela (surtout les droits et les archives) éviterait que tout tombe dans l’oubli !

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K3 – Adaptateur panoramique SDR

Suite de mon article précédent sur le sujet (à lire en premier), les compères WU2X et WW2DX ont mis en ligne une nouvelle vidéo:

Toujours aussi enthousiasmant ! Pour moi, la mise en place de ce système sera un projet de rentrée, le LP-PAN arrivera fin Août à la maison.

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K3 – Panadapter

Dans la série « pourquoi le K3 est meilleur que votre transceiver à 10000€ », je vous propose, après la réception par diversité, cette démonstration d’une excellente configuration qu’est le K3, avec un boîter LP-PAN, couplé à un logiciel comme PowerSDR.

En résumé: Le K3 (doté de l’option KXV3) propose une sortie F.I. prise avant les roofing filters, donc large. Sur cette sortie, vous connectez le LP-PAN, qui est un récepteur SDR calé sur la fréquence de la FI du K3 (vous pouvez faire la même chose avec un Softrock, mais l’isolation laisse à désirer). Le LP-PAN est relié à une carte son du PC (une BONNE carte son). Ensuite, vous pouvez installer et utiliser sur le PC toute la panoplie de logiciels « SDR ». Ici, c’est PowerSDR qui est en démonstration.

Dans cette configuration, vous pouvez donc utiliser le K3 de façon habituelle (y compris avec vos logiciels de log), mais vous disposez en plus d’un adaptateur panoramique qui vous affiche l’état de la bande en temps réel, avec une largeur correspondant au taux d’échantillonage de la carte son (soit 192kHz).

Comme le montre la video, il y a interaction entre le K3 et PowerSDR: Si vous tournez le VFO, la fréquence centrale de PowerSDR se déplace, et si vous cliquez sur un signal vu à l’écran, le K3 fait QSY. De plus, PowerSDR ne se contente pas d’afficher le spectre, il peut aussi décoder les signaux, du coup vous avez aussi un second récepteur « in band ».

J’avais déjà repéré le LP-PAN, qui est vendu par N8LP, le même OM à qui j’avais commandé un kit de wattmètre de l’espace. J’ai ainsi commandé un LP-PAN (toujours en kit) depuis plusieurs semaines, et je dispose par ailleurs d’une carte son adéquate (EMU 0404). Je devrai donc pouvoir être en mesure de faire la même chose ici dans quelques temps. Miam miam !

NB: Pour votre transceiver à 10000€, ne pleurez pas, il est quand même joli !

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TK7C – Episode 4

L’expédition prend rapidement son rythme, même si celui-ci suit les aléas de la propagation, de la forme des opérateurs et des antennes utilisables.

Une des plus grosses surprises de l’expédition aura été la force des signaux japonais. Tout au long de l’expé, nous aurons droit à de véritables pile-up de station japonaises, sur toutes les bandes et dans tous les modes. Un soir sur 40m SSB, alors que je demandais aux stations européennes un moment de QRX au profit de l’Asie, une station s’entêtait à me répondre (avec deux lettres de son indicatif, ce qui n’est pas une bonné idée) avec un signal de 9+10. Après l’avoir rappelée à l’ordre nominativement, lorsqu’il a décliné la totalité de son indicatif, j’ai eu la surprise de comprendre.. qu’il s’agissait d’un japonais !

Les signaux étaient véritablement très forts, ceci en raison de notre situation géographique. Les simulation radio-topographiques réalisées avant le départ faisaient apparaître un angle de tir très bas vers le Japon grâce au relief dans cette direction. Globalement, nous gagnions près de 10dB par rapport à un terrain plat ! A notre grand plaisir, nous aurons pu constater qu’il y avait bien une réalité derrière ces chiffres.

Au final, les stations japonaises occupent la 4ème place du podium dans le log de TK7C, après l’Allemagne, la Russie et la France.

Quelle que soit la direction, globalement, le rythme est soutenu. Nous atteindrons plusieurs fois le rythme de 9 QSO/minute, c’est à dire en moyenne 3 QSO/minute dans chaque mode ! Imaginez un peu l’effervescence qui règne dans ces moments là ! C’est un véritable plaisir, pour les opérateurs comme pour ceux qui, tout en se reposant, surveillent les indicatifs qui défilent dans le log en réseau.

Pendant toute la semaine, nous avions un autre objectif: Réaliser autant de contacts que possible sur les bandes « délaissées », et particulièrement le 12m pour laquelle nous avions reçu des sollicitations avant le départ. Nous surveillions donc attentivement les ouvertures, mais la propagation n’est pas notre alliée. C’est finalement le Vendredi que la situation se débloque, les QSO s’enchaînent sur les bandes hautes, dans les trois modes, au rythme du QSB.

La présence de six DXeurs affamés n’est pas passée inaperçue sur l’île, et nous aurons plusieurs visites de la part d’OMs locaux, qui n’hésitaient pas à faire des heures de route pour venir nous voir. TK1CX, SWL Steve, TK5IH+YL, TK5EL, TK5XN.. chacun venant partager ses anecdotes, ses passions radio, et même des spécialités gastronomiques ! Ce fût ainsi beaucoup de bon temps partagé.

Le matériel, lui, a fonctionné sans difficulté. Mis à part les soucis à la mise en route, un coaxial coupé en plein pile-up par un quad qui passait à proximité, et le fort QRM récolté par une des spiderbeam, nous n’aurons aucun souci. Ce n’est pas forcément gagné d’avance: Le trafic ayant lieu 24h/24, tout reste en fonctionnement pendant une semaine non-stop. J’étais par exemple dubitatif sur les petites alimentations à découpage emportées, elles n’ont donné aucun signe de faiblesse. Les transceivers et les amplis eux aussi ont tenu le coup sans surchauffe.

Le Samedi 10 mai, après une semaine d’activité vient le moment du démontage. Nous nous étions fixé un objectif de 20000 QSO mais la dernière nuit n’aura pas permis de l’atteindre. Bernard F9IE, qui tout au long de la semaine aura montré l’exemple en matière de motivation au trafic, décide de rester actif sur 40m, en graphie et en phonie, pendant que nous démontons tout le reste. Peu avant midi, il franchit l’objectif !

C’est alors le moment de nous séparer, après avoir échangé quelques photos prises, et avec la promesse de prochains moments ensemble. Je repars en début d’après-midi, et après avoir déposé F6BIV à l’aéropost, j’embarque, la voiture chargée comme à l’aller,  sur le bateau du retour. Le lendemain matin, chacun est retourné chez soi, la tête pleine de « tango kilo seven charlie », au terme d’une expé qui, bien que modeste quant à sa destination, n’aura pas manqué de moments intenses !