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K3 – Panadapter

Dans la série « pourquoi le K3 est meilleur que votre transceiver à 10000€ », je vous propose, après la réception par diversité, cette démonstration d’une excellente configuration qu’est le K3, avec un boîter LP-PAN, couplé à un logiciel comme PowerSDR.

En résumé: Le K3 (doté de l’option KXV3) propose une sortie F.I. prise avant les roofing filters, donc large. Sur cette sortie, vous connectez le LP-PAN, qui est un récepteur SDR calé sur la fréquence de la FI du K3 (vous pouvez faire la même chose avec un Softrock, mais l’isolation laisse à désirer). Le LP-PAN est relié à une carte son du PC (une BONNE carte son). Ensuite, vous pouvez installer et utiliser sur le PC toute la panoplie de logiciels « SDR ». Ici, c’est PowerSDR qui est en démonstration.

Dans cette configuration, vous pouvez donc utiliser le K3 de façon habituelle (y compris avec vos logiciels de log), mais vous disposez en plus d’un adaptateur panoramique qui vous affiche l’état de la bande en temps réel, avec une largeur correspondant au taux d’échantillonage de la carte son (soit 192kHz).

Comme le montre la video, il y a interaction entre le K3 et PowerSDR: Si vous tournez le VFO, la fréquence centrale de PowerSDR se déplace, et si vous cliquez sur un signal vu à l’écran, le K3 fait QSY. De plus, PowerSDR ne se contente pas d’afficher le spectre, il peut aussi décoder les signaux, du coup vous avez aussi un second récepteur « in band ».

J’avais déjà repéré le LP-PAN, qui est vendu par N8LP, le même OM à qui j’avais commandé un kit de wattmètre de l’espace. J’ai ainsi commandé un LP-PAN (toujours en kit) depuis plusieurs semaines, et je dispose par ailleurs d’une carte son adéquate (EMU 0404). Je devrai donc pouvoir être en mesure de faire la même chose ici dans quelques temps. Miam miam !

NB: Pour votre transceiver à 10000€, ne pleurez pas, il est quand même joli !

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TK7C – Episode 4

L’expédition prend rapidement son rythme, même si celui-ci suit les aléas de la propagation, de la forme des opérateurs et des antennes utilisables.

Une des plus grosses surprises de l’expédition aura été la force des signaux japonais. Tout au long de l’expé, nous aurons droit à de véritables pile-up de station japonaises, sur toutes les bandes et dans tous les modes. Un soir sur 40m SSB, alors que je demandais aux stations européennes un moment de QRX au profit de l’Asie, une station s’entêtait à me répondre (avec deux lettres de son indicatif, ce qui n’est pas une bonné idée) avec un signal de 9+10. Après l’avoir rappelée à l’ordre nominativement, lorsqu’il a décliné la totalité de son indicatif, j’ai eu la surprise de comprendre.. qu’il s’agissait d’un japonais !

Les signaux étaient véritablement très forts, ceci en raison de notre situation géographique. Les simulation radio-topographiques réalisées avant le départ faisaient apparaître un angle de tir très bas vers le Japon grâce au relief dans cette direction. Globalement, nous gagnions près de 10dB par rapport à un terrain plat ! A notre grand plaisir, nous aurons pu constater qu’il y avait bien une réalité derrière ces chiffres.

Au final, les stations japonaises occupent la 4ème place du podium dans le log de TK7C, après l’Allemagne, la Russie et la France.

Quelle que soit la direction, globalement, le rythme est soutenu. Nous atteindrons plusieurs fois le rythme de 9 QSO/minute, c’est à dire en moyenne 3 QSO/minute dans chaque mode ! Imaginez un peu l’effervescence qui règne dans ces moments là ! C’est un véritable plaisir, pour les opérateurs comme pour ceux qui, tout en se reposant, surveillent les indicatifs qui défilent dans le log en réseau.

Pendant toute la semaine, nous avions un autre objectif: Réaliser autant de contacts que possible sur les bandes « délaissées », et particulièrement le 12m pour laquelle nous avions reçu des sollicitations avant le départ. Nous surveillions donc attentivement les ouvertures, mais la propagation n’est pas notre alliée. C’est finalement le Vendredi que la situation se débloque, les QSO s’enchaînent sur les bandes hautes, dans les trois modes, au rythme du QSB.

La présence de six DXeurs affamés n’est pas passée inaperçue sur l’île, et nous aurons plusieurs visites de la part d’OMs locaux, qui n’hésitaient pas à faire des heures de route pour venir nous voir. TK1CX, SWL Steve, TK5IH+YL, TK5EL, TK5XN.. chacun venant partager ses anecdotes, ses passions radio, et même des spécialités gastronomiques ! Ce fût ainsi beaucoup de bon temps partagé.

Le matériel, lui, a fonctionné sans difficulté. Mis à part les soucis à la mise en route, un coaxial coupé en plein pile-up par un quad qui passait à proximité, et le fort QRM récolté par une des spiderbeam, nous n’aurons aucun souci. Ce n’est pas forcément gagné d’avance: Le trafic ayant lieu 24h/24, tout reste en fonctionnement pendant une semaine non-stop. J’étais par exemple dubitatif sur les petites alimentations à découpage emportées, elles n’ont donné aucun signe de faiblesse. Les transceivers et les amplis eux aussi ont tenu le coup sans surchauffe.

Le Samedi 10 mai, après une semaine d’activité vient le moment du démontage. Nous nous étions fixé un objectif de 20000 QSO mais la dernière nuit n’aura pas permis de l’atteindre. Bernard F9IE, qui tout au long de la semaine aura montré l’exemple en matière de motivation au trafic, décide de rester actif sur 40m, en graphie et en phonie, pendant que nous démontons tout le reste. Peu avant midi, il franchit l’objectif !

C’est alors le moment de nous séparer, après avoir échangé quelques photos prises, et avec la promesse de prochains moments ensemble. Je repars en début d’après-midi, et après avoir déposé F6BIV à l’aéropost, j’embarque, la voiture chargée comme à l’aller,  sur le bateau du retour. Le lendemain matin, chacun est retourné chez soi, la tête pleine de « tango kilo seven charlie », au terme d’une expé qui, bien que modeste quant à sa destination, n’aura pas manqué de moments intenses !

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Ralentissement

Jcdxc-logobleu73_small.gif‘ai pris la responsabilité du site web du Clipperton DX Club. Depuis plusieurs mois, Rafik F5CQ souhaitait passer la main. Ma petite expérience, notamment sur ce blog, a visiblement séduit le bureau du CDXC qui a décidé de me faire confiance.

La denrée la plus rare (pas que chez moi), plus rare encore que l’expérience ou les compétences, est le temps. Je travaille à temps plein et j’ai une famille.

Il va de soi, donc, que l’activité de ce blog va ralentir, surtout que j’ai pas mal de projets pour le site du CDXC, qui vont demander de la préparation.

Une solution est de partager le travail au sein d’une équipe. Merci à Guillaume F8ARR qui a accepté de m’aider sur la partie « moteur » (CMS, CSS etc) et aussi à Alain F5NMK qui va m’aider à tenir à jour le calendrier DX (initialement conçu pour ce blog, mais qui va devenir « CDXC ». En complément, je recherche un graphiste, qui pourrait donner des coups de main ponctuels sur la création de bannières, logos etc..
A bientôt !

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BENQ roxor

benq-t905.jpegLe week-end dernier, un des deux écrans de mon PC a subitement rendu l’âme. C’est un écran plat LCD, de marque BENQ, dont le rétro éclairage a laché: Ca a senti le cramé, et puis en regardant bien l’écran noir, on pouvait voir que les choses continuaient d’être affichées.

Bref, tout à coup de bonne humeur (meur meur meur meur) (private joke pour RHK) je pars tout de suite sur LDLC, histoire de voir combien coutaient ces bêtes-là, de nos jours.

Et là, je remarque que les écrans BENQ disposent de trois ans de garantie. Je ressors la facture d’achat de l’écran cramé: Août 2005.. Ah ah..

Le lundi, j’appelle, et une dame charmante au SAV du fabricant, après avoir noté le numéro de série de l’écran endommagé, m’annonce tout simplement qu’un transporteur viendra dans les prochains jours pour reprendre mon écran.. et m’en livrer un autre!

Au moment où j’écris, le livreur vient en effet de faire l’échange. Pas belle la vie ?

Moralité: Les garanties de trois ans, c’est très sympa, surtout quand le matériel pête un mois avant le troisième anniversaire ! Merci BENQ !

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TK7C – Episode 3

La vie en communauté peut s’avérer très sympathique lorsque, le samedi soir après avoir tout installé et testé, vous prenez un bon repas ensemble.. mais elle peut aussi se révéler difficile lorsque, la nuit venue, vous vous apercevez que tout le monde ronfle, y compris votre compagnon de chambrée, et qu’il sera impossible de trouver le sommeil. C’est ainsi que j’ai fini ma première nuit (2h-6h) sur le canapé du « shack » où je m’étais réfugié.

Nous n’avions par mis en place de planning précis bande/mode/heures, mais le rythme s’installa naturellement. Le soir, certains restaient actif assez tard, la relève arrivait au petit matin. La journée, les remplacements étaient beaucoup plus simples. Certains faisaient la sieste au lit ou dans le canapé, plus légèrement. Toujours un remplaçant.

Globalement, je n’ai jamais eu le sentiment d’être au bagne, même si, parfois, lorsque vous vous retrouvez à 4h du matin en pyjama à appeler CQ CQ sans beaucoup de réponse, vous vous demandez un peu ce que vous faites là.

Je me souviendrai sans doute toute ma vie de mon premier soir sur 40m (je pense que c’était Dimanche 4), ce fût une expérience mémorable: Mon premier vrai pile-up. Il m’était arrivé, en contest par exemple, d’atteindre des gros taux de QSO/minute, mais là ce n’était pas tellement ça qui était en jeu, c’était le nombre de personnes qui appelaient.

Au bout d’un moment, le pile-up est tellement fourni que vous n’entendez plus rien. Pas un gros signal duquel vous pouvez extraire quelques lettres, ils sont tous gros. Il ne reste plus qu’un bruit indéchiffrable dans lequel il devient impossible de sortir deux lettres.

A ce moment là, vous comprenez que c’est à vous d’agir, il faut assurer!

Vous policez la foule, vous passez en split, vous appelez par numéro.. bref, après plus de trois heures « sous le feu », j’avais vraiment le sentiment d’avoir franchi un pas dans mon initiation radio.

Les soirs suivants, c’est avec une confiance grandie que je m’installais sur 40 ou 80, pour des partie de « faune » qui portent parfois bien leur nom.

[A SUIVRE]