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Antennes et Arduino

Les antennes directives, c’est bien, mais il faut les orienter dans la bonne direction (M. de Lapalisse n’aurait pas dit mieux)

Dans quel azimuth est pointée votre antenne ? Si vous êtes comme moi, une réponse toute théorique vous est donnée par votre rotor, qui utilise un principe vieux comme euh… je ne sais pas quoi… m’enfin très vieux quoi, à savoir qu’il y a, dans le rotor, un potentiomètre qui tourne avec le rotor. Sa résistance varie selon l’orientation du rotor. Il suffit donc au pupitre d’envoyer une tension connue, et de mesurer celle qui revient du potentiomètre, pour savoir dans quelle position se trouve le potard, donc vos antennes.

Voila pour la théorie. Simple, pas cher, efficace (ça a dû être inventé par des ricains).

En pratique, c’est une autre affaire, car dans la vraie vie beaucoup de facteurs extérieurs peuvent induire un décalage entre l’indication de votre pupitre et l’orientation réelle des antennes:

  • Des facteurs intrinsèques au système de mesure: La piste du potentiomètre devient foireuse (parfois sur un seul «endroit mort»), les variations de température font varier sa résistance, des inductions RF dans la ligne de mesure qui est très longue…
  • Des facteurs extrinsèques aussi: Vous avez mal pointé vos antennes au début (fait ça à l’arrache en vous disant «le Nord c’est par là»), ça a tourné entre rotor et flèche, ou entre flèche et booms…

Bref, dans la vraie vie le pupitre vous donne une indication approximative, mais si vous êtes comme moi vous vous en fichez un peu parce que vous ne faites pas de l’EME, vous n’orientez pas une parabole mais une beam déca, donc pas besoin d’être au poil de [barbe] près. Et puis de toute façon, le décalage avec la réalité, vous le connaissez, à force de trafiquer vous savez bien qu’il faut pointer, genre 15° plus à l’Est…

Bon ben voila, mon projet du moment c’est d’abandonner ce système antique pour un truc moderne.

L’idée est de suivre les travaux de K3NG et d’utiliser un système basé sur deux Arduino qui communiquent ensemble:

  • L’un en l’air, idéalement SUR le boom, doté d’une boussole numérique (ça ou ça), qui mesure l’orientation réelle de l’antenne
  • L’autre, dans le pupitre, qui récupère les mesures et permet de piloter les antennes avec le PC

Voila, j’en suis là. Au stade de l’idée…

Sur le papier, je trouve ça séduisant, on évite beaucoup d’inconvénients de la méthode «antique», reste à voir la question des perturbations RF, et une autre question qui est celle de la communication entre les deux bébêtes, car il faut utiliser le moins de fils possibles entre les deux unités (vous avez envie de retirer un câble dans votre tranchée, vous ?) . A priori ça semble jouable, K3NG dit qu’il a testé une communication «série» sur deux paires torsadées jusq’à 700 mètres, sinon on pourrait aussi envisager du RS-485 sur une seule paire…

En réfléchissant, je suis d’ailleurs revenu sur d’anciennes élucubrations au sujet des communications shack/pylône (oh mon Dieu, c’était en novembre 2009 !). Du coup je me demande si des Arduino ne pourraient pas être utilisés aussi pour de la commutation d’antennes. On ajoute un Arduino au boîtier de commutation d’antennes, qui se joindrait au «bus» RS-485 pour commuter selon les ordres reçus du shack…

N’ayant jamais touché un Arduino ni codé quoi que ce soit pour un microcontrôleur, je présume sans doute de mes capacités. Mais ce projet, s’il n’atteint pas lu but ultime que le viens de vous présenter, aura au moins pour mérite:

D’une part de me faire découvrir «les mains dans le cambouis» les Arduino

D’autre part de me faire traîner au hackerspace de Montpellier, où je trouverai peut-être de l’aide, et –qui sait– de l’intérêt pour la radio d’amateur ?

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Test de débit comparé Free / Sosh

Bon, ça n’a rien de radioamateur, mais c’est de la radio quand même, et puis je suis certain que ça vous intéressera quand même, bande de geeks…

Pour une raison que j’ignore, je me suis réveillé un matin avec l’envie de changer d’opérateur mobile…  et comme c’est très facile de nos jours, avec la portabilité et les forfaits sans engagement… hé bien j’ai changé, pour Sosh…

Du coup, en attendant la portabilité qui devrait avoir lieu dans quelques jours, j’ai deux lignes qui fonctionnent, et je me suis dit qu’il fallait que j’en profite pour faire des tests comparatifs.

Dont acte. Et TADA voici les résultats:

Les valeurs sont données dans l’ordre «meilleur/moyenne/pire»

Free: Ping 123/417,6/852 — Down 9774/6827/3698 — Up 1199/1251/1278

Sosh: Ping 79/82/91 — Down 8305/6862/4767 — Up 3033/2947/2820

Voila. Pour la méthode, j’ai utilisé le même téléphone depuis le même endroit et à peu près au même moment (le temps de changer de SIM quoi). J’ai fait 5 essais sur chaque  avec Speedtest vers le même serveur.

Conclusion: The winner is Sosh.

 

 

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TL922 saison 2

Je vous avais informé il y a déjà longtemps (en septembre 2011 !) de la panne de mon TL922 (et accessoirement du test de ses tubes).

Hé bien ce n’est que cette semaine que le TL922 est revenu à la maison ! En effet, suite à la panne j’avais changé les tubes bien sur, mais je voulais profiter de l’occasion pour apporter quelques modifications à mon vénérable ampli. Ces modifs m’avaient demandé pas mal de travail et, une fois terminées… ben ça marchait pas… j’avais localisé le problème au niveau de la Haute Tension, et comme c’est une partie pour laquelle je ne suis absolument pas équipé, j’étais un peu coincé.

Finalement, c’est grâce à l’aide amicale de F1TE que l’ampli est enfin redevenu actif. Merci Lucien d’avoir débuggé mes erreurs !

Voici une rapide description des travaux réalisés. C’est assez ancien maintenant et je ne me souviens pas de tous les détails, mais les modifs apportées concernent:

  • Une meilleure mise à la masse des tubes
  • Un démarrage en douceur
  • Protection de la ligne HT
  • Le changement du relayage TX/RX par des relais rapides pour pouvoir trafiquer en full break-in
  • D’autres petites choses

Je n’ai rien inventé, je n’ai fait que lire quelques sites de référence sur cet ampli, comme celui de PA0FRIcelui de F4EOH, les pages de AG6K ou de W8JI .. et j’ai utilisé le travail de W7RY qui a développé quelques circuits adhoc dont une platine « QSK board » intéressante.

TL922 W7RY
La platine W7RY

Je vous donne donc la liste des modifs avec quelques photos, n’hésitez pas à me demander des détails si certains points vous intéressent.

Le résultat est probant: L’ampli fonctionne, je peux trafiquer en full break-in, la commutation est silencieuse et surtout.. LES STATIONS ME REPONDENT A NOUVEAU !

Mise à la masse

C’est simple, il suffit de relier ensemble les pinoches des grilles, et de les mettre à la masse directement.

TL922 grilles
Les grilles

Démarrage en douceur

le TL922 n’est pas pourvu de circuit de « soft start », du coup l’appel de courant est fort à la mise sous tension, ce qui stresse les composants.

J’ai installé deux choses:

Sur le primaire du transfo « filament » j’ai inséré des thermistances CL-70 qui limitent le courant d’appel.

TL922 CL-70

Une fois alimenté en BT, une platine à relais alimente ensuite le transfo HT.

TL922 soft-start
Soft start à relais

Protection de la ligne HT

Il s’agit d’insérer un fusible et une résistance dans la ligne HT, pour protéger les circuits des court-circuits plaque/grille.

TL922 fusible HT
Un fusible sur la HT

QSK

A l’origine, la commutation de l’ampli de fait par de gros relais classiques, lents et bruyants. Le but de l’opération était de les remplacer par des modèles beaucoup plus silencieux et rapides. Il y a un petit relais reed à l’entrée et un relais à vide à la sortie. Les deux ont des temps de commutation <2ms.

TL922 QSK

Divers

Remplacement des capas HT (par précaution, celles d’origine devaient commencer à vieillir). Les capas modernes sont plus petites que celles d’origine, je ne savais pas comment les faire tenir en place dans le bloc plastique qui sert de « bloc de capas », c’est Lucien F1TE qui a eu la bonne idée de les entourer de scotch pour augmenter leur diamètre.

TL922 capas
TL922

Remplacement des petites loupiotes d’origine par des LEDs.

TL922 fiches N

Remplacement des socles PL par des N (c’est une manie chez moi)

TL922 coaxial

Remplacement du câble coaxial d’origine, qui avait vu passer assez de watts, par du coaxial téflon.

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Une manne financière inespérée !

Depuis Newington (USA) ce matin, l’IARU a diffusé un communiqué de presse étonnant: La vente d’un bloc d’adresses IPv4 dont disposent actuellement les radioamateurs. Cette vente permettrait de dégager « plusieurs dizaines de millions de dollars » (!), c’est donc quelque chose de tout-à-fait significatif pour notre hobby, qui mérite qu’on s’y attarde.

Le contexte:

Les adresses IP sont des adresses qui identifient de façon individuelle les machines connectées à l’internet. Vous disposez d’une adresse IP (attribuée par votre fournisseur d’accès), et les serveurs que vous consultez aussi (par exemple 173.194.78.94 pour Google France). Il faut attribuer des adresses à CHAQUE machine.

Or, l’Internet Protocol a été conçu à une époque où il semblait qu’une réserve de 232 soit plus de 4 milliards d’adresses serait largement suffisant pour couvrir tous les besoins. A cette époque reculée, dans les années 70, un radioamateur pionnier des réseaux (et du packet-radio), Hank Magnuski, a obtenu un bloc d’adresses à part entière, c’est à dire la plage composée de toutes les adresses commençant par 44, soit 16,7 millions d’adresses uniques, pour permettre le développement du packet selon la maxime « IP over everything » !

Aujourd’hui, l’allocation de ces adresses ne se fait plus entre copains autour d’une bière comme à l’époque beatnik, mais est confiée à l’IANA, qui dépend elle même de l’ICANN, puis à des groupes régionaux (RIPE en Europe) etc etc. Et surtout, de nos jours, les adresses IP sont une ressource rare. En février 2011, l’IANA a annoncé qu’elle n’avait plus de réserves. Pour cette raison, il existe une nouvelle version, appelée IPv6, qui permet d’allouer beaucoup plus d’adresses, mais c’est un autre sujet.

Cette rareté des adresse IPv4 donne lieu à de la spéculation: Certaines sociétés recherchent des adresses alors que les « autorités » ne peuvent leur en allouer. Elles sont donc contraintes d’en racheter à ceux qui les possèdent. A titre d’exemple, lors de la faillite de NORTEL, qui détenait 666624 adresses IP, plus de 80 entreprises étaient intéressées par ce rachat, et c’est finalement Microsoft qui a racheté 470016 adresses au prix de 11,25$ par IP !

Le deal:

Selon les déclaration de son Président, VE6SH, c’est dans ce contexte que l’IARU a été approchée de façon de plus en plus insistante, depuis plusieurs mois. Bien que n’étant pas « propriétaire » de cette plage d’adresse 44/8, l’IARU a déclarée être habilitée à négocier pour le compte des radioamateurs du monde entier, s’agissant d’une instance représentative auprès de l’ITU.

L’IARU a constaté que, bien que certaines de ces adresses soient allouées dans de nombreux pays, elles n’étaient quasiment plus utilisées, compte tenu d’une part de la déroute qu’a connu le packet-radio lors de l’avènement de l’internet grand public, d’une part, et au fait que les rares expériences d’IP par des radioamateurs se faisaient bien souvent dans d’autres classes d’adresses « privées » (adresses commençant par 10. ou 192.).

Dans ces conditions, l’IARU a négocié avec l’IANA la restitution du bloc 44/8, moyennant une contrepartie financière dont le montant n’a pas été révélé, mais de « plusieurs dizaines de millions de dollars », selon la déclaration officielle. Une telle valeur n’a rien de surprenant lorsqu’on fait le calcul: 16,7 millions d’adresses à 10$ chacune…

L’IARU a déclaré avoir refusé de céder ces adresses directement à des sociétés privées, bien qu’elle ait été approchée par de nombreuses « major » de l’internet. Elle a considéré qu’agissant comme mandataire d’un service non lucratif, elle avait privilégié une restitution à l’IANA, moyennant une « contrepartie équitable ».

Les réactions:

De façon surprenante, il n’y a pas eu beaucoup de réactions à cette opération. Gageons que cela viendra lorsque la nouvelle sera diffusée. Certains ont toutefois reproché à l’IARU, sur des forums internet, de « vendre les bijoux de famille », de « brader le patrimoine du radioamateurisme ».

L’IARU, qui avait pris les devants, a fait valoir plusieurs points pour sa défense:

Le bloc d’adresses 44/8 était véritablement sous-utilisé (NDLR: c’est vrai en ce qui me concerne, je suis 44.151.34.7, j’ai du faire joujou deux ou trois fois avec cette adresse dans les années 90, et depuis…)

La valeur de ces adresses ira décroissante avec le temps, au fur et à mesure que l’IPv6 sera répandue. Elle aurait donc agi sagement en cédant les adresses IPv4 au moment du « peak oil », si l’on peut dire.

Enfin, selon l’IARU, les radioamateurs sont des gens aimant l’expérimentation (NDLR: je laisse à l’IARU la responsabilité ses propos), ceux qui souhaitent utiliser des adresses IP pourront le faire en IPv6, l’IARU ayant par ailleurs reçu attribution d’une plage d’adresse suffisante en IPv6.

Et pourquoi faire ?

Que l’IARU ait fait une bonne affaire, financièrement parlant, on peut le constater. Mais pourquoi faire ? Selon VE6SH, les fonds seront placés dans le cadre d’une « fondation », dont le but sera d’allouer des ressources financières aux projets portés par les sociétés nationales et les autres associations amateur (l’AMSAT a notamment été cité). Selon l’IARU toujours, « ces moyens financiers vont permettre au radioamateurisme non seulement de mener à biens une multitude de projets techniques et scientifiques, mais aussi d’assurer sa promotion et sa protection, le tout avec des ressources suffisantes, plus que jamais nécessaires ».

Reste donc à voir, concrètement, ce que cela donnera. Pour sa part, F6BYJ a déclaré « c’est une magnifique nouvelle, le REF-UNION a d’ores et déjà reçu l’assurance de recevoir une subvention conséquente pour la rénovation du système de chauffage de la Maison des Radioamateurs, à Tours ». S’opposant frontalement à une telle utilisation des fonds, F1PSH a rétorqué, sur un site web anonyme « tout cet argent est gaspillé, alors qu’on pourrait monter des projets « ballons » dans beaucoup d’écoles françaises ».

A suivre, assurément.

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Maison à vendre

Après tout, pourquoi ne pas essayer de faire du magnifique pylône présent dans mon jardin un argument de vente ?

Hé bien voila, donc, pour les radioamateurs, écouteurs ou futurs, je propose donc à la vente ma maison. Rien de moins. Nous avons décidé de déménager pour nous rapprocher de Montpellier (étant donné que je travaille maintenant en centre-ville).

N’étant pas un professionnel de l’immobilier, je vous en donne une description sommaire: Il s’agit d’une maison de plein-pied de 100m² environ, composée de 3 chambres + un bureau (shack). Avec un grand salon orienté S-O-N et une cuisine à part. Un garage clos.


Agrandir le plan

Elle se trouve entre Nîmes et Montpellier, il faut 35 minutes pour aller d’un côté comme de l’autre. Le terrain fait 750m².

Ce fût notre premier achat, et je pense que c’est bien pour un premier achat comme on dit (parce que c’est pas (trop) cher).

Le village de Galargues est très sympathique, nous le quitterons à regret d’ailleurs. Pour les enfants c’est génial aussi.

L’avantage c’est que si vous faites ou voulez faire de la radio, elle est fournie avec pylône, coax, rotor, antennes etc etc.. Plug and play ! Et je peux vous dire que ça fonctionne bien, tant l’installation que l’emplacement.

Le prix ? 220000€ comme base de départ, à négocier ensuite en fonction de certains travaux à faire (si vous les faites, le prix baisse).