Aéronef

Non, non, je ne vais pas vous parler du déplacement de Betty en avion. Je n’ai d’ailleurs pas compris pourquoi les gens s’intéressaient à cela. Il y a des gens dont la passion (en plus du radioamateurisme) est le pilotage, il y en a pour qui c’est le jardinage, d’autre pour qui c’est la chasse, ou la plongée sous-marine.. Bref, Betty (ou son mari) pilote, hé bien tant mieux pour elle. De toute évidence, ce n’est pas le REFU qui paye ses heures de vol, pas plus que le REFU ne paye ses plongées à F1RHK.

Je voulais juste revenir dans cet article sur la possibilité de trafiquer en mobile depuis un avion. On entend souvent NQ4I trafiquer depuis les airs, et dans le dernier QST, un pilote raconte la surprise qu’il a eu, lorsque, trafiquant depuis son Boeing, il a contacté.. un autre pilote ! Certes, ce sont des américains, mais le phénomène semble se répandre, et j’ai également contacté récemment PH9HB qui trafiquait depuis un Boeing 737 au dessus de l’Europe. Ces appareils étant équipés de transceivers (et d’antenne) décamétriques, il leur est facile, pendant un temps mort, d’aller faire un tour sur les bandes amateur.

Je me suis posé la question de savoir si cela était possible en France. Quand vous abordez le sujet, il se trouve toujours une bonne âme pour vous répondre que le trafic depuis un aéronef est interdit. Tout le monde se souvient de cette interdiction, car le mot « aéronef » est rigolo et qu’on ne l’emploie qu’à cette occasion.

En bon juriste (enfin.. en juriste essayant d’être bon !) je me suis posé la question de savoir de quel texte découlait cette interdiction.

L’interdiction qui est dans les esprits était présente (article 13) dans l’arrêté du 1er décembre 1983 « CONDITIONS TECHNIQUES ET D’EXPLOITATION DES STATIONS RADIO-ELECTRIQUES D’AMATEUR ».

Ce texte est abrogé depuis longtemps.

Aujourd’hui, le texte similaire qui régit nos activités est la décision de l’ART n° 2008-0841 du 24 juillet 2008 « désignant des bandes de fréquences pour les installations de radioamateurs fixant les conditions d’utilisation des fréquences dans ces bandes et les conditions d’utilisation des installations de radioamateurs »

On peut trouver une certaine similarité dans le texte de 1983 et le texte actuel (antenne fictive, carnet de trafic, langage clair etc…)

Mais l’interdiction d’utilisation dans un aéronef a disparu (vous pouvez le constater), de même que d’autres choses (par exemple en 1983 le même article 13 interdisait de faire du « cross-bande », et aujourd’hui les F0 peuvent utiliser un transpondeur VHF-UHF).

J’en suis donc arrivé à la conclusion que le trafic depuis un avion (et plus généralement, d’un aéronef) est donc possible.

Certes, certaines pages de l’ANFR continuent à colporter l’interdiction, mais je pense qu’il s’agit de vestiges. J’ai envoyé un mail à l’ANFR à ce sujet, resté sans réponse (ils doivent être occupés par les déclarations de PAR).

Un de ces jours, après m’être mis d’accord avec un copain pilote, il faudra que je fasse une séance de trafic F1JKJ/AM en VHF BLU ou sur 28MHz.

F5VMJ ?

Juste un mot au sujet de F5VMJ. Cet OM résidant en France (Paulo, si je me souviens bien) tenait un blog intéressant en langue anglaise. Le blog a subitement cessé d’être mis à jour, puis il a disparu.

Dommage pour les archives ! Mais quelqu’un sait-il ce qu’il est advenu de F5VMJ ?

F5VMJ

Dropbox

Il y a quelques temps, j’avais abordé la question des copies de sauvegarde des fichiers informatiques (backup). J’utilise pour cela Jungle Disk, et je n’ai que du bien à dire au sujet de ce service.

Cependant, il faut que je vous parle de Dropbox. Si ce que vous cherchez n’est pas forcément une grosse solution de backup, mais un moyen simple d’avoir toujours certains fichiers sous la main, c’est une solution idéale. Dropbox permet de disposer d’un « espace disque » partageable entre plusieurs ordinateurs. C’est tout !

C’est tout, c’est tout simple, c’est super rapide et c’est gratuit (dans la version de base) !

A essayer !

Prémonition !

J’avait écrit cet article le 10 Mars 2008. Je vous invite à le relire.

Mon dieu que les choses vont vite.. aujourd’hui, tout le monde connait CW skimmer, les règlements des concours l’ont pris en compte, et les grosses stations de contest aussi.

Dans mes délires de fin d’article, j’imaginais: « A partir du moment où vous avez numérisé les signaux, ils peuvent circuler n’importe où, via l’internet haut débit. On pourrait donc imaginer un récepteur logiciel à « diversité géographique»  qui utilise en les combinant des sources provenant de récepteurs SDR disséminés dans le monde entier. »

Hé bien ce matin je tombe sur ce joli produit, cousin des SDR-IQ et SDR-14 (beaux jouets égalements). Et que dit la doc ?

The  SDR-IP can be configured with a ultra low phase noise encode clock option (REF-ULN). This oscillator can be locked to reference clocks like GPS and Cesium standards. A trigger option allows the synchronization of multiple SDR-IP receivers to trigger signals or 1PPS pulses from GPS to within ~50nS. This allows many SDR-IP receivers to be used in radio holography, direction finding, interferometry and radar applications. The SDR-IP is ideal for passive covert RADAR using FM broadcast stations. The ethernet I/Q data is serialized so that streams from multiple receivers can be processed coherently (processing software not supplied).

Passionnant ! Quand je vous disais que le cycle 24 serait numérique !

Les QSO parties

Dans un article précédent, j’avais parlé de ma participation à la Florida QSO Party, et comment je m’étais pris au jeu.

Quelques commentaires à l’article en question avaient montré un certain intérêt pour les QSO parties américaines. Je profite donc de la lecture d’un article à leur sujet dans un NCJ de 2008 pour apporter quelques conseils.

Se concentrer sur les grosses QSO parties.

A moins que vous n’ayez besoin de contacts avec un petit état particulier, mieux vaut choisir de participer à une QSOP d’une certaine importance. Vous aurez beaucoup plus de chance d’entendre des stations (ne riez pas !), et surtout d’y avoir des mobiles (« rovers ») qui sillonnent les contés rares du ou des états en question.

Pour cela, voici un tableau des QSOP les plus importantes:

state-qso-parties-stats

Bien lire le règlement

Tous ces evènements étant indépendants, il n’y pas d’unification des règlements. Pour connaître la durée, les catégories (monobande ou pas, mono-mode ou mixed, cluster ou pas), savoir quel report vous devez passer ainsi que la façon dont le score est calculé, lisez donc bien les règles avant de jouer !

Connaissez les comtés

Ceci est particulièrement utile en SSB. S’il vous entend appeler, le correspondant va vous passer un report incluant généralement le nom de son comté. Le tout en américain-machouillé-qui-parle-vite, genre « faï-naï-jef’sn ». A vous de comprendre qu’il a dit « Jefferson », et de noter l’abbréviation dans votre log.

Il me semble donc impératif de disposer sous le coude d’une liste des comtés du ou des états. Eventuellement, vous pouvez aussi avoir une carte, et vous amuser à la noircir au fur et à mesure des QSO.  Généralement, ces infos sont disponibles sur les sites des QSO Parties, mais sinon vous pouvez utiliser cette liste.

Quelques liens

Bon trafic !