Il est de notoriété mondiale (si si) que les préfixes « spéciaux » français sont un infâme bordel, en ce qu’ils ne permettent pas d’identifier l’emplacement de leurs titulaires.
Lorsque vous entendez un TO5XX, il vous est impossible de dire s’il est à la Réunion ou en Guadeloupe. Le cas est connu, il n’est d’ailleurs pas isolé dans le monde (qu’on pense aux KH2 qui ne sont pas à Guam, à N8S qui est en KH8…)
Certains DXeurs français ont souhaité trouver une solution. L’esprit gaulois étant ce qu’il est, et la coopération amateurs/administration étant ce qu’elle est, il y a fort à parier que le problème.. restera ce qu’il est !
Aujourd’hui, mon attention a cependant été attirée pas l’annonce de l’attribution de l’indicatif TO5RZ à un radioamateur américain (W2RZS) pour une activité depuis St Barthelemy du 25 Mars au 1er Avril.
Parce que la situation des préfixes spéciaux a beau être bordélique vue de l’extérieur, elle est tout à fait claire sur le papier: Le préfixe d’un indicatif spécial est TM pour la France, TK pour la Corse, et TO pour les Départements d’Outre Mer. C’est tout. Cela est prévu très clairement par la décision de l’A.R.T no 2000-1364 du 22 décembre 2000, dont le fac-similé (comportant l’annexe 5 où son décrit les compositions d’indicatifs) est consultable en ligne.
La pratique s’est instaurée d’attribuer le préfixe « TX » aux Collectivités d’Outre-Mer. Cette pratique est même « avalisée » par les formulaires proposés par l’administration. Comment de telles attributions peuvent-elles avoir lieu alors que la décision visée ci-dessus ne prévoit pas le préfixe TX ?
En admettant que TX doive être attribué aux stations spéciales des Collectivités d’Outre-Mer, pourquoi attribue-t-on le préfixe TO à Saint Barthelemy, et pas TX, puisque St Barth est précisément une Collectivité d’Outre-Mer ?
- Dernière question de ma part:
Si l’on considère que l’attribution d’un indicatif est une décision administrative, il y a nécessairement un recours ouvert contre de telles décisions. Auprès de qui faut-il l’exercer ?
- Et une dernière pour la route:
Lorsque l’on pose la question de façon précise et fort courtoise à l’A.R.T, pourquoi n’obtient-on aucune réponse ?