Adieu Free, bonjour OVH !

J’étais un client fidèle de Free depuis des années, mais je viens de changer de boutique.

En cause, un double problème:

  • Le SAV
  • La gestion par Free des non-dégroupés

Le SAV est le problème principal, si je n’avais pas eu de panne il est fort probable que je n’aie pas changé. Au début du mois, un orage a sévi près de chez moi. Suite à un impact de foudre proche, ma Freebox a cessé de fonctionner (ainsi que mon PC mais c’est une autre histoire). Le lendemain, j’ai signalé l’incident à Free, qui a ouvert un « ticket ».

Mais Free n’a pas de SAV. Leurs procédures d’assistance consistent d’abord à faire intervenir France Telecom (qui n’a pas non plus de SAV, et sous-traite donc) pour vérifier la ligne. Le lendemain de ma déclaration d’incident, on me signale que FT va intervenir pour vérifier ma ligne. Je suis un peu surpris (c’est de toute évidence la Freebox qui a un pépin, pas la ligne) mais pourquoi pas. Le lendemain, Free me communique la réponse de France Télécom: La ligne n’a pas d’incident.

Ensuite ? Rien. Je rappelle au 3244 (ce qui a du me coûter assez d’argent pour que Free se rembourse la vérification de ligne FT) et je demande ce qui est censé se passer. On va vérifier ma ligne, me dit-on. Et ce n’est pas une bêtise: Hier, un sous-traitant de FT est passé a la maison pour vérifier la ligne qui, devinez-quoi, n’avait pas de souci !

Ensuite ? Hé bien le mail de Free m’informe que selon France Télécom, ma ligne n’a pas de problème (je commence à le savoir) et que « Dans le cas où votre connexion ne serait pas opérationnelle, une nouvelle intervention sera demandée par nos équipes techniques »… Ca peut durer longtemps à ce jeu-là, Monsieur Free !

Bref, Free c’est bien quand tout va bien. Quand un grain de sable vient se glisser dans la mécanique, vous êtes projeté dans un monde ubuesque peuplé de centres d’appels africains, de réponses formatées, de procédures ineptes, d’appels payants au support.. et en attendant, vous n’avez pas d’internet.

Illustration de l’ubuesque: Notre ligne téléphonique « maison » passe par la Freebox. Comme la Freebox est en rade, je me dis « je vais aller sur mon compte et paramétrer un renvoi des appels vers un mobile ». C’est tout à fait possible, je le fais généralement quand nous partons en vacances. Hé bien non, impossible, pour le faire, il faut être connecté.. via la Freebox !! Et un appel (payant) au support de Free ne sert à rien, le pauvre gars du support ne peut rien faire de plus que moi (à quoi sert-il, alors ?)

Cela a commencé à m’énerver, et ça a été la goutte qui a fait déborde un vase déjà bien rempli. Cela faisait un moment, en effet, qu’être malmené par Free commençait à me gonfler.

En cause, la gestion par Free de ses non-dégroupés.

J’aimerai bien, parfois, habiter dans une zone dense, un immeuble en ville avec des offres « fibre », des dégroupages de tous les opérateurs etc etc.. Mais non, j’habite à la campagne, l’ADSL n’y est arrivé que depuis 2006, mon NRA fait moins de 1000 lignes, personne ne l’a dégroupé, et même les plans départementaux ne servent à rien, ne proposant que des offres Wimax débiles.

Et quand vous êtes abonnés non-dégroupés chez Free, autant vous le dire: On ne vous aime pas ! On vous garde parce que ça participe à la part de marché, et que l’on ne perd pas espoir de vous dégrouper un jour pour que vous soyez enfin rentable, mais pour l’instant, Monsieur le non-dégroupé, vous ne nous rapportez rien et on va vous le faire sentir.

La Freebox ? On fait de la pub pour des box design, mais vous vous serez prié de garder votre boite noire toute vieille. Et même lorsque l’on décide de changer ces pauvres V4 vieillissante, cela ne concerne que les dégroupés.

La télé ? Passez votre chemin. Rien, nada, que dalle. Les 250 chaines c’est pas pour vous, et de toute façon avec votre box pourrie vous n’avez qu’une péritel, pas de « magnétoscope numérique » ni rien du tout.

Le prix ? Hé bien pour ceux qui ont les belles Freebox design avec la télé et plein de fonction, c’est 29,99€/mois mais pour vous, avec votre boîte pourrie et le minimum syndical, on vous a concocté un tarif spécial: 36€/mois. Je sais, ne nous remerciez pas, c’est cadeau.

Il faut bien avouer, pour la défense de Free, que la concurrence ne fait guère mieux, c’est pourquoi je restais jusque là. Mais là, avec ce SAV bidon en plus, j’ai décidé de changer.

Pour qui ? Hé bien pour OVH.

Si vous connaissez OVH, ce n’est sans doute pas principalement pour leurs offres ADSL, mais plutôt parce que c’est un gros hébergeur. C’est OVH, par exemple, qui héberge ce blog. Client d’OVH depuis plus de 5 ans pour l’hébergement, j’en suis satisfait. La gamme des offres est variée, les offres sont plutôt bon marché, la gestion est complète.

Dernièrement, OVH s’est diversifié en sortant de l’hébergement « pur » pour proposer d’autres services, comme la téléphonie sur IP. Et plus récemment, OVH a proposé une gamme d’offres ADSL assez sympathiques, et j’ai craqué pour la no!TV qui propose la même chose que ce que j’avais auparavant chez Free, mais pour 12€/mois d’économie et la promesse d’un réseau « neutre » non bridé (ceux qui regardent des vidéos Youtube chez Free non-dégroupé comprennent de quoi je parle).

J’ai souscrit à l’offre no!TV de OVH le 14/11 et j’ai immédiatement reçu les mails de confirmation. Deux jours plus tard, je recevais les identifiants permettant de me connecter avec un modem si j’en avais déjà un (ce qui est le cas). Je l’ai branché hier soir, et hop, aucun souci, tout fonctionne ! Il ne me reste plus qu’à récupérer le modem OVH qui est en cours d’acheminement, et qui me donnera accès à la téléphonie VoIP.

Voila, après des années en tant que client chez Free (j’étais client depuis l’époque RTC) je quitte la barque de celui qu’il est convenu d’appeler le « trublion des télécoms » (c’est d’ailleurs tellement convenu qu’on peut se demander si c’est encore justifié). J’ai déjà écrit à la banque pour révoquer mon autorisation de prélèvement, reste à leur renvoyer leur matos, et ciao !

Erreur stratégique ? Free est à la veille de lancer des forfaits mobiles annoncés comme révolutionnaires, et il y a fort à parier qu’il y aura des offres « couplées » ADSL / 3G. Aurais-je dû attendre avant de partir ?

Bof.

Je ne nie pas l’intérêt probable des futures offres de Free Mobile, et les bienfaits de l’arrivée de ce nouvel acteur sur les prix de la filière. Depuis le temps que nous, français, nous faisions tondre par le cartel bien organisé des 3 opérateurs mobiles, ça va nous faire de l’air.

Mais:

  • J’habite à la campagne, comme je vous l’ai dit, et je doute de la couverture de Free Mobile chez moi
  • Mon téléphone va me servir comme outil de travail et je préfère donc éviter de faire le beta-testeur
  • En attendant, les offres des autres opérateurs vont baisser pour s’aligner, et je pourrai en profiter
  • Les offres couplées excluront probablement les vilains petits canards que sont les non-dégroupés

Donc pour le moment, je suis chez OVH pour 12 mois (sans frais de résiliation cachés à la Free) et ça me va bien.

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Petits émetteurs satellites

Vous partez en expé sur une île lointaine (aux Pitcairn on va dire, comme ça par hasard). Pour ajouter au fun et à la satisfaction de vos correspondants potentiels, vous décidez de leur permettre de vous suivre en temps réel.

Twitter, par exemple, pour leur dire que vous êtes sur le bateau et que les amplis viennent de tomber à l’eau, que votre second avion est en panne et que vous êtes bloqué sur une autre île etc etc..

C’est bien beau, mais pour twitter il faut du réseau, wifi ou 3G, et il n’y en a pas partout. Peut-être sur quelques îles, mais certainement pas au milieu du Pacifique. Alors vous pouvez toujours essayer de faire de l’APRS ou du PSKmail en déca sur 30m, mais bon..

Il y a mieux, car apparemment les petits émetteurs satellite se démocratisent !

Regardez ce petit Delorme inReach, par exemple. Ou bien regardez ce petit Spot Connect !

Pour 200€ à l’achat et un forfait de service pas très cher, vous avez un petit boitier qui permet de vous localiser, d’envoyer des messages, des SOS. Pas beau ça ?

Allez, questions en vrac:

  • Est-ce que ça va marcher ? Perso, je pense que oui. D’une part parce que c’est pas cher par rapport au service apporté. D’autre part parce que ces machins, présentés comme accessoires pour grands voyageurs, se vendront aussi aux papy et mamies américains pour qu’ils puissent appuyer sur SOS en cas de chute dans l’escalier.
  • Dans combien de temps verra-t-on la première expé radio avec un tel équipement ?
  • Si j’étais un éditeur de bulletin DX, je m’empresserai de faire l’acquisition d’un émetteur de ce genre et je passerai des deals avec les expés: Je vous passe le machin, ça vous fait une sécurité, vous pouvez l’utiliser pour rassurer la maison. En échange, j’ai votre tracking et je peux l’utiliser pour donner des infos sur votre expé en avance sur tous les autres.

Qu’en pensez-vous ?

A glisser dans vos oreilles

Les voyages en train ont cela de bien qu’ils vous bloquent quelques heures dans un fauteuil, sans internet. C’est alors l’occasion rêvée de lire ou d’écouter quelque chose de bien.

Ayant dû me rendre dans le nooord cette semaine, j’ai passé quelques heures à écouter des podcasts. Mon smartphone était chargé d’un certain nombre d’épisodes d’émissions auxquelles je suis « abonné », et ce billet est l’occasion de vous dire tous le bien que je pense de l’une d’entre elles, que j’écoute depuis assez longtemps mais qui m’a particulièrement épaté dans son épisode du 15 octobre.

Cette émission s’appelle « Sur les épaules de Darwin », elle est présentée par Jean-Claude Ameisen. Malgré son nom étrange, l’émission n’est pas axée sur la théorie de l’évolution, en réalité, c’est une émission de vulgarisation scientifique.

L’émission du 15 octobre s’appelle « les arpenteurs du ciel », elle traite de la mesure des objets célestes, de triangulation, d’effet Doppler etc… Le tout, suffisament simple pour être compris, mais suffisament complet pour présenter un intérêt. Avec une voix du présentateur très prenante, et une sélection musicale moderne.

Ecoutez, vous m’en direz des nouvelles !

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Satellite passif

Le projet West Ford est un truc venu des années 60, qui nous enseigne à quel point ces années ont pu laisser place aux initiatives les plus folles.

Le genre de conversation délirante qui aurait bien pu se tenir à Seigy après un apéro un peu arrosé, j’imagine: Balancer dans l’espace des millions de petites aiguilles métalliques, afin de créer un immense réflecteur faisant le tour de la Terre. Puis utiliser ce réflecteur comme on utilise l’ionosphère en ondes courtes, pour faire des contacts transcontinentaux en faisant rebondir les ondes sur l’immense réflecteur.. mais sur 8GHz !

Hé bien ils l’ont fait !

C’était l’époque de la guerre froide, et après Spoutnik (bon anniversaire!) les américains n’avaient qu’une seule crainte: Qu’un truc russe leur tombe sur la tête. Ils avaient mis en place des réseau de radars terrestres, et lancé un programme de satellites (défilants) pour surveiller les lancements de missiles depuis l’espace, les américains cherchent à sécuriser leurs communications intercontinentales, qui passent encore par cable sous-marin ou par ondes courtes.

C’est ainsi que le 9 mai 1961, une fusée Atlas a mis sur orbite, en plus d’un satellite Midas (pour la détection des lancements de missiles) un paquet de 480 millions de petits filaments de cuivre de 0,0178mm de diamètre et 1,78cm de long, à environ 3650km d’altitude. En 40 jours, l’ensemble s’est dispersé pour former une ceinture complète.

Depuis Millstone Hill (Westford, MA) vers Camp Parks (Pleasanton, CA), les militaires ont pu communiquer, sur 8GHz, en voix et en FSK. Malheureusement, l’éparpillement des aiguilles a causé une baisse de la qualité du réflecteur, et en quatre mois, le débit des communications a décru de 20kbps à 100bps.

Le système a été rapidement abandonné au profit des satellites de communication.

Certaines aiguilles ne s’étant pas dispersé comme prévu sont encore en orbite aujourd’hui, répertoriées comme des débris spaciaux.

L’histoire ne dit pas si les radioamateurs de l’époque ont pu utiliser ce réflecteurs (ou d’autres, comme les ballons « Echo ») pour leurs communications ?

CQ passe au numérique [MAJ]

Dans une annonce datée d’hier, l’éditeur américain CQ a annoncé le prochain passage au numérique des revues qu’il édite, à savoir CQ Amateur Radio (CQ magazine), CQ VHF, Popular Communications et WorldRadio Online.

Les éditions numériques viendront s’ajouter, et non remplacer, les éditions papiers des journaux en question. Il ne s’agira pas seulement de versions PDF des journaux papiers: Les éditions numériques devraient être agrémentés de liens hypertextes, de fichiers multimedia etc…

Ce passage prendra effet en octobre, avec le numéro « Novembre » de WorldRadio Online, puis CQ prendra la suite.

Il sera possible d’acheter les revues numériques au numéro ou par abonnement. Elles seront disponibles sur une variété de plateformes (PC, Mac, Iphone, Android…)

Un seul mot: BRAVO !

Dans cet article d’août 2008 (trois ans déjà !) je mettais en doute la viabilité, à l’heure du numérique, du business model qui consistait à imprimer des articles sur papier et les envoyer par la poste à des lecteurs. Dans cet article de janvier 2009, j’invitais la présidente du REFU à sauter le pas et à proposer à ceux qui le souhaitent de renoncer au papier et de recevoir leur revue sous forme électronique.

Rien de tout cela n’est arrivé. Ce n’est même pas un problème français: Ayant été membre de l’ARRL (et abonné à QST) et étant actuellement membre de la RSGB (abonné à RadCom) je constate que les associations de radioamateurs demeurent frileuses sur « le grand saut ». Autant certaines d’entre elles permettent de consulter les anciens numéros en ligne, ou de recevoir un CD-Rom annuel, autant il n’est toujours pas possible de demander à recevoir la revue chaque mois sous forme numérique. D’où vient cette paralysie ?

Moralité: Je vais tester CQ numérique les mois prochains. Si la revue me convient, il est fort probable que je ne renouvelle pas mon adhésion à la RSGB et que je m’abonne à CQ-numérique. Je ne serai alors plus membre de l’IARU.

[MAJ du 06/10/2011: Sur le site de CQ, le coût de l’abonnement numérique est de 27$ par an. A comparer aux 36$/an pour l’édition papier pour les américains, ça ne fait pas une énorme économie. A comparer aux 62$/an pour l’édition papier vers l’Europe, ça devient intéressant.]