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QRSS

Dans cet article de Juin 2010, j’avais fait part de mes expériences QRPP, en mode WSPR. J’avais fait quelques expériences avec une très petite puissance (1 milliwatt) et obtenu des résultats intéressants. F5MUX s’était pris au jeu lui aussi et avait réussi à traverser l’atlantique avec 1mW !

Malheureusement, je n’ai pas poursuivi les essais, et d’ailleurs il faudrait d’abord que j’étalonne un peu mieux mon matériel (transceiver et wattmètre) dans ces basses puissances avant de continuer.

Dans le même domaine, je me suis laissé tenter par la construction d’une petite balise QRSS. Kesako QRSS ? C’est du morse très lent  ! Vous émettez à très basse vitesse (6 secondes pour un point) et à l’autre bout l’écouteur utilise un logiciel pour visualiser ce qui a été reçu d’un coup d’oeil, ce qui permet de s’affranchir des phénomènes de QSB et de déceler des simples « traces » qui n’auraient pas été audibles. Vous n’avez même pas besoin de trouver un correspondant, il existe plusieurs stations automatiques d’écoute qui affichent sur internet ce qu’elles reçoivent. Vous pouvez-donc visualiser vous-même le résultat sur ces « grabbers« .

Bref, venons-en à la balise.

Il s’agit d’un kit que j’ai acheté en ligne chez des OMs anglais pour pas très cher (14€ port compris) et qui est arrivé une semaine plus tard. Le kit est simple comme vous pouvez le voir ci-dessus, il contient le strict nécessaire: Un circuit imprimé, les composants, et une notice.

La notice tient sur une feuille A4 recto-verso, et est plutôt concise, peut-être trop par moment. La conception du circuit imprimé est très basique (pas de plan de masse, pads minuscules, sérigraphie approximative). Ceci dit, le montage du kit n’est pas difficile, le plus long étant de bobiner les tores !

Une fois monté, il fait faire les finitions. Le kit ne comprend pas d’alim, de connecteurs ni de boîtier. Pour l’alim, j’ai utilisé un chargeur GSM (5V), pour le connecteur un gros socle N (pas de socle BNC en stock) et pour le boîtier.. une boîte plexo (ce qui est top pour le blindage, j’en conviens, mais je ne mange pas de pastilles à la menthe, alors…)

Le réglage de la fréquence doit être très fin compte tenu de la bande passante étroite des récepteurs (qui visualisent quelque chose comme 150Hz). L’excursion se règle en agissant sur une capa « maison » faite en enroulant deux fils émaillés plus ou moins serrés.

Bref, après quelques essais, je règle la puissance (80mW), et.. je file au dodo car il était très tard !

Le lendemain matin, je file vérifier sur un grabber (ON5EX) et, joie, je constate que ma balise a été entendue ! Je ne peux malheureusement pas vérifier sur des grabbers plus lointains car ma balise émettait trop bas (sur 7000,75 kHz) pour eux. Je refais quelques réglages (7000,89 kHz) et, roll my chicken, que vois-je le lendemain ?

Non seulement ça marche bien chez ON5EX…

… mais je suis aussi entendu chez VE1VDM !

Moralité(s):

  • Monter un kit, c’est toujours rigolo.
  • Une balise autonome c’est très pratique. Pas besoin de laisser tourner le PC !
  • Le QRSS c’est pas mal, même si le WSPR est un peu plus pointu à mon sens.
  • Ca fait toujours plaisir de voir que les quelques milliwatts produits par un pauvre petit kit  fait de trois transistors, des selfs et des capas sont capables de traverser l’atlantique !

Qui roule en Picasso ?

Je me suis séparé il y a quelques temps de ma vieille Scenic, dans laquelle j’avais installé proprement mon bibande APRS Kenwood TM-D710.

J’ai changé de voiture pour une Xsara Picasso, mais depuis, je n’ai plus de téïsque en mobile et je ne suis plus en APRS.

Est-ce que par hasard un lecteur de ce blog aurait installé un transceiver dans une Xsara Picasso ? Je suis preneur de tous conseils (a vrai dire, je n’ai même pas encore réussi à accéder à la batterie qui se trouve.. sous le siège conducteur !)

  • Emplacements pratiques et discrets (corps, façade détachable, GPS, HP, micro)
  • Passages de câbles
  • Démontage / remontage facile des garnitures
  • Antenne

Concernant l’antenne, je cherche par exemple une « pince » pour coffre avec socle PL qui irait bien sur Picasso. La voiture étant neuve, j’ai quelques scrupules à attaquer le toit à la perceuse comme je l’avais fait pour la Scenic…

Merci de votre aide éventuelle !

Commutateur d'antenne (suite)

Suite à mon dernier article sur les commutateurs d’antennes, j’ai eu quelques retours.

Concernant les prix, il est vrai que certains commutateurs sont assez économiques. On trouve des Ameritron pas chers, surtout compte tenu du cours actuel du dollar. Monter le système soi-même revient peut être au même prix.

Bon.. mais si vous achetez un Ameritron pour finalement tout changer dedans (j’aime pas les PL, je vais mettre des socles N.. ah et puis j’aime pas ces relais, je vais en mettre des meilleurs.. et puis ce boitier ne m’inspire pas, je préfère la fonte d’alu.. finalement il ne restera que le circuit imprimé d’origine !) l’opération est moins rentable. D’un autre côté il faut bien régler le problème, et l’Ameritron permet de le faire à moindres frais.

Concernant la commande, c’est un peu pareil. Après avoir fouillé un peu, je pense que les solutions 1-wire pourraient être intéressantes. Regardez ce petit dépliant par exemple. Je suis sur qu’un OM un peu bidouilleur aurait vite fait de nous pondre un système de commande sympathique. Un contrôleur avec boutons + port pour contrôleur de bandes + port COM/USB côté station, une platine additionnelle pour piloter les relais côté antennes. Le bus 1-wire fonctionne jusqu’à plusieurs centaines de mètres, s’auto-alimente, permet d’avoir plusieurs « récepteurs » etc etc..

Je n’ai pas regardé le fonctionnement du « fil pilote » (qui commande les radiateurs électriques dans les maisons modernes) mais il y a peut-être de bonnes idées à gratter de ce côté là également ?

C’est peut être moins « agricole » (HI)  que d’envoyer direct la tension de commande du relais depuis l’autre bout, mais c’est plaisant intellectuellement !

Bref, là aussi, le mieux est peut être l’ennemi du bien et j’ai peut être tort de me torturer l’esprit ou d’envisager de développer moi-même ce genre de choses pour lesquelles je ne suis pas compétent.

Mais au moins pour la commande je suis content d’avoir trouvé une solution qui me semble adéquate !

NB: Si les fabricants de matériel OM fouillaient un peu la question, il est évident qu’ils pourraient nous proposer des systèmes de commande sympathiques. Quand on prend le cas d’une station avec un commutateur d’antennes, un rotor et une Steppir, on arrive quand même à un bon petit tas de câbles de commande dont le coût pourrait être amorti par l’économie de câbles ! Je suis sur qu’il y aurait un « marché » pour une solution de simplification ! Qui sait, si un électronicien entreprenant lis ces lignes…

Commutateur d'antennes

Il y a un projet qui traîne au QRA depuis longtemps (ça n’en fait qu’un de plus, me direz-vous) et que je vais vous exposer, en espérant que vous, lecteurs, aurez la solution miracle.

Il s’agit d’installer un commutateur d’antennes, qui me permettrait d’utiliser un seul coaxial station-pylône pour alimenter plusieurs antennes au choix, avec un boîtier de commande dans la station.

Dit comme ça, vous êtes en train de sourire. Des commutateurs de ce genre, on en trouve partout !

Oui, c’est vrai. Mais avec deux inconvénients récurrents:

  • Le prix. Je trouve la plupart des montages hors de prix pour ce qu’il y a dedans (une poignée de relais, à la base)
  • Le câble de commande. Généralement, la technique de commande est assez simpliste, elle consiste à envoyer directement le jus pour commander chaque relais. Donc un câble avec un conducteur par relais. Ce qui m’oblige à tirer un câble de plus dans la gaine station-pylône existante, et ça me fatigue.

Les solutions ?

  • Un schéma pour faire le montage moi-même
  • Une source de bons relais pas chers
  • Une technique de commande un peu évoluée. L’Ameritron RCS-4, par exemple, pilote ses 4 sorties (ce n’est pas beaucoup, 4) en utilisant +15V, -15V, ~15V ou rien. Il les passe dans le coax, ce que je n’aime pas trop. J’ai deux fils « en trop » dans mon câble rotor, j’aimerai donc les utiliser pour cela.

Des idées ?

Ceci est un serveur web

linksys_nslu2_board

Regardez la taille des connecteurs USB (en haut) et jugez donc de la taille de l’ensemble !

Il s’agit d’un petit accessoire réseau, commercialisé par Linksys sous l’appellation NSLU2. On y branche un ou deux disques durs (ou clefs) sur les ports USB, et on relie le tout au réseau Ethernet de la maison. Les disques durs deviennent alors disponibles pour l’ensemble des ordinateurs du réseau.

Chose amusante, Linksys a utilisé Linux pour faire tourner ce mini-serveur. En respect de la licence GPL, Linksys publie donc le logiciel interne.. et la commauté Linux s’en empare en toute légalité pour le hacker.

Du coup, il est possible de détourner ce NSLU2 de son usage premier, et de le transformer en remplaçant le firmware d’origine par un OS Linux ad-hoc. On obtient alors un serveur réseau absolument silencieux (avec des clefs USB), et très écolo avec une consommation électrique de l’ordre de 10W. Il tourne à 266MHz avec 32MB de RAM.

Pas d’écran, pas de clavier. On y accède par le réseau (SSH) notamment.

Après.. A vous d’inventer la vie qui va avec, comme dit la pub ! Un serveur APRS, un cluster, un serveur PSKMAIL, un client bittorrent, des services internet (web, mail …)…

Pour ma part j’y ai installé une application qui gère ma station météo. La station est reliée sur un port USB du NSLU2, le logiciel qui tourne sur le NSLU2 s’occupe alors de récupérer les données météo, de les stocker et de les diffuser à intervalles régulier sur différents réseaux, comme sur l’APRS ou bien sur Weather Underground. Tout cela sans PC et sans bruit !